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Isa T.2 : L’Île de l’ermite – Sergine Desjardins

Résumé

Nous sommes en 1847. Alors que les lépreux sont transférés de l’île Sheldrake au nouveau lazaret de Tracadie, Isa, toujours bien portante, perd espoir. Bien que la maladie ne semble avoir aucune emprise sur la jeune femme, l’isolement, et un pénible quotidien, l’affectent au plus profond d’elle-même. Sa mère, Charlotte, est prête à tout pour sauver sa fille. Ses soeurs, en cette époque d’interdits, de silence et de jugement divin, tentent elles aussi de surmonter tant bien que mal les épreuves : Fanny, l’aînée, dont la petite Élizabeth a été enlevée et Juliette, la benjamine, qui malgré le manque de soutien de sa famille rêve d’étudier la médecine. Tout l’entourage d’Isa doit combattre ses propres démons que le mal de la honte ne fait que rendre plus puissants.

Avis

L’histoire d’Isa se termine dans L’Île de l’ermite. Enfermée à tort dans la léproserie de Tracadie pendant des années en raison d’une erreur de diagnostic, Isa est plus déterminée que jamais à s’évader. Y parviendra-t-elle avant d’être contaminée à son tour ?

Exactement comme je l’avais dit dans ma chronique du premier tome, ce roman n’est pas dépourvu d’intérêt historique. Littérairement parlant, en revanche, je serai encore moins indulgente. Le style est toujours aussi plat, l’émotion toujours aussi creuse, et surtout… Tout ça pour ça ?

C’est bien simple, dans cette duologie, dès qu’il se produit quelque chose, tout s’accélère. À un moment, je pense qu’on a compris quel endroit horrible est la léproserie, sauf qu’on y passe des pages et des pages, là où les évènements majeurs de la vie des autres protagonistes sont survolés, en particulier Juliette.

Et je ne parle pas des deus ex machina. La majeure partie des rebondissements relèvent d’un hasard fort commode. C’est lassant, tout comme est lassant le fait que, visiblement, tous les garçons plutôt bien de leur personne semblent tomber amoureux des trois sœurs.

Garçons qui auront tous le cœur brisé, tandis que les heureux élus, à l’exception de Valmont, apparaîtront sur le tard et auront le droit à une histoire d’amour condensée en quelques lignes de ci, de là.

À bien des égards, cette lecture m’a rappelé L’ultime secret du Christ (J.R. Dos Santos). L’auteur veut développer un sujet précis (en l’occurrence, la lèpre au Nouveau-Brunswick), et cet aspect-là est réussi, mais il l’aurait été davantage s’il n’avait pas été romancé de manière aussi… discutable.

Ce à quoi le travail de mise en page fourni par la maison d’édition n’a rien arrangé. Je suis surprise de la part des éditions Charleston d’avoir publié un livre si plein de coquilles, où certaines phrases vont jusqu’à faire les frais d’un copier / coller maladroit. Une œuvre vraiment décevante, à tous les niveaux.

Note : 2.5 / 5

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