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Two Rivers – T. Greenwood

Résumé

« C’est à l’intersection des deux cours d’eau de Two Rivers que tout se passe. Car ces deux flux étrangement contraires se rencontrent à l’endroit le plus immobile au monde. Et dans ce calme absolu, ce qui doit arriver arrive : la petite rivière se fait prendre dans les bras du grand fleuve, convaincue ou forcée de l’accompagner dans son périple. » Harper Montgomery mène une existence assombrie par le chagrin et la culpabilité. Depuis la mort de sa femme, son quotidien se réduit à son travail à la compagnie ferroviaire et à sa fille, qu’il élève seul du mieux qu’il peut. Encore dévasté par la perte de son grand amour et rongé par un acte terrible qu’il a commis des années plus tôt, il ne désire qu’une chose : racheter ses erreurs passées. Lorsqu’un train déraille à Two Rivers, dans le Vermont, Harper va trouver sa rédemption sous les traits d’une survivante de l’accident. Maggie, jeune fille de quinze ans, a besoin d’un toit. Malgré son appréhension, Harper accepte de la recueillir. Mais bientôt, il comprend que l’apparition de l’adolescente à Two Rivers n’est pas tout à fait le fruit du hasard.

Avis

Two Rivers est une petite ville du Vermont dans laquelle Harper a quasiment passé toute sa vie. Dès l’enfance, il s’éprend de Betsy, sa voisine, mais leur bonheur est de courte durée. Peu après leur mariage, elle le laisse veuf avec une petite fille, Shelly, dont il s’occupe du mieux qu’il peut. Un jour, il rencontre Maggie, une adolescente noire et enceinte, qui ravive de tragiques souvenirs.

Je n’attendais rien de particulier de ce livre, et voilà un bout de temps que je n’avais pas eu entre les mains une lecture aussi agréable. J’ai vraiment passé un bon moment à découvrir le passé de Harper et la façon dont il se répercute sur son présent.

Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la subtilité de cette histoire. Des sujets durs y sont abordés (le racisme, la ségrégation, l’émancipation, la condition féminine, la guerre…), mais toujours avec finesse, et non pas avec la délicatesse d’un marteau-burin comme de plus en plus d’œuvres ont tendance à le faire.

L’auteur arrive ainsi à nous offrir un récit tout sauf manichéen, où le bon et le mauvais ne sont pas prédéfinis. On comprend assez vite que Harper n’est pas blanc comme neige, mais la plupart des personnages commettent tous, à un instant ou à un autre, des actes plus ou moins répréhensibles.

Mon seul regret, c’est la fin. Un peu trop happy end à mon goût. Je trouve l’attitude du père de Harper trop sereine au regard de ce que l’on découvre, et si le protagoniste ne la partage pas dans un premier temps, c’est très vite accepté et bouclé. En l’espace de quelques pages, tout se met à aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le roman souffre également de quelques longueurs, T. Greenwood prend (trop) son temps pour planter le décor, surtout dans le passé. Je suis d’avis qu’une petite accélération n’aurait pas nui à la relation de Betsy et Harper quand elle n’en était encore qu’à ses balbutiements.

Heureusement, la plume est fluide, et les pages se tournent facilement. Même s’il ne se passe pas grand-chose, l’auteur réussit à entretenir le mystère autour de son intrigue, peut-être un peu trop longtemps en comparaison de la fin qui donne l’impression de se précipiter.

Ce livre n’en reste pas moins, malgré ses quelques défauts, une très bonne lecture, dans laquelle je ne regrette pas de m’être plongée. Je le recommande chaudement !

Note : 4 / 5

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