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Une douce odeur de pluie – Jojo Moyes

Résumé

1953. Le soir du couronnement de la reine Elizabeth II, la communauté britannique de Hong Kong se réunit. Pendant que tout le monde s’efforce de suivre la cérémonie sur une radio défectueuse, la jeune Joy tombe follement amoureuse. En 1980, sa fille Kate se rebelle et fuit l’Irlande avec Sabine, son enfant illégitime. Quinze ans plus tard, Kate envoie Sabine en vacances en Irlande chez ses grands-parents, Edward et Joy, qu’elle connaît à peine. Lorsque Sabine, sa mère et sa grand-mère se retrouvent, un secret de famille profondément enfoui resurgit…

Avis

Une douce odeur de pluie flotte sur l’Irlande, où Sabine doit passer l’été dans la demeure de ses grands-parents pendant que sa mère réfléchit au sens qu’elle veut donner à sa vie, entre son ex-compagnon qu’elle a trompé et son nouveau petit ami qui ne semble pas prompt à s’engager.

Étant donné que cette lecture aura été un pensum, je ne vais pas ménager ma plume, donc attention, les paragraphes ci-dessous risquent de contenir de sévères spoilers. Pour ceux qui préfèrent garder le suspens, voici un résumé succinct qui suffira à vous donner le ton du livre (et de ma chronique).

Une douce odeur de pluie, ce sont des personnages qui font la gueule sans qu’on sache trop pourquoi, tout en déplorant que les autres leur fassent la gueule sans qu’ils sachent trop pourquoi, et qui se réconcilient en un claquement de doigts, sans qu’on sache trop comment.

Voilà pour la version courte. Et maintenant, l’avis plus étoffé…

C’est n’importe quoi ! Psychologiquement, les protagonistes ne tiennent pas la route. On a une Kate qui expédie sa fille adolescente en Irlande contre son gré, puis qui se plaint que Sabine se sente mieux là-bas que chez elle, où à l’entendre, tout allait très bien (ah ah !), et ladite Sabine qui passe son temps à répéter combien elle hait l’existence chez ses grands-parents avant de soudain décréter qu’elle y ferait bien sa vie.

Qu’est-ce qui change entre-temps ? Euh… Sa rencontre avec Annie, apparemment. Annie, une dépressive notoire qui a vécu un grand deuil et qui passe son temps à se morfondre sur son canapé, l’air à moitié endormie, sans décrocher un mot. Effectivement, ça donne envie de rester !

Oh, bien sûr, il y a aussi Thom. Thom, catalogué d’office comme le seul mec potable du coin, et ce en dépit du fait qu’il pourrait être le père de l’héroïne. Et pas seulement à cause de la différence d’âge, hein, il aurait VRAIMENT pu être son père, mais finalement Kate a préféré coucher avec quelqu’un d’autre, parce que… voilà.

En fait, on pourrait carrément résumer ce livre ainsi : « parce que voilà ». Kate ne s’entend pas avec ses parents, parce que voilà. Au début, j’ai cru qu’ils s’étaient opposés à sa relation avec Thom, mais visiblement pas. Sabine s’attache finalement à sa grand-mère, parce que voilà. Son grand-père cesse de se montrer odieux et ils nouent un profond attachement du jour au lendemain, parce que voilà. Et mère et fille sont réfractaires à l’idée de monter à cheval, parce que voilà.

D’habitude, j’aime beaucoup les histoires de famille, sauf que là, dans la majeure partie des cas, je ne suis même pas sûre d’avoir compris pourquoi les personnages agissaient de telle ou telle manière, ni pourquoi ils s’en voulaient les uns aux autres. Et à l’inverse, quand ils auraient eu une bonne raison de nourrir colère et reproches, eh bien non, on se tapote l’épaule et on se réconcilie.

Et que c’est looooong ! Le prologue à lui seul annonce la couleur. Toutes ces pages pour rien, alors que les revirements se font en un battement de cils, c’est très mal dosé.

Je commence à me demander si les romans de Jojo Moyes sont faits pour moi, car autant j’ai apprécié Avant et Après toi, autant je n’avais déjà pas accroché aux Yeux de Sophie. Il restait néanmoins passable, mais là… Non, vraiment. Je me suis ennuyée, je suis restée en dehors des problèmes que les protagonistes se créent avant de se lamenter sur leurs conséquences, et de ce fait, je n’ai apprécié aucun d’eux, pour ne pas dire que la plupart m’étaient antipathiques.

Je ne vous invite pas à découvrir l’auteur avec cette œuvre. J’ai encore Sous le même toitLe vent nous portera et Où tu iras j’irai dans ma PAL, mais je ne suis pas impatiente de m’y plonger. Je dirais même que je regrette d’avoir sauté sur ces « bonnes affaires » à Noz. M’enfin, qui sait ? Il y aura peut-être d’agréables surprises parmi ces trois-là.

Note : 2 / 5

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