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La Carte des Mille Mondes T.2 : La cité de la soif – Carrie Ryan / John Parke Davis

Résumé

Voilà six mois que Marrill a quitté le Torrent pirate. Sa mère, toujours malade, part se faire opérer à l’autre bout du pays et c’est Romy, une baby-sitter, qui veille sur elle. Le Torrent ne tarde pas à se manifester de nouveau, avec un message priant Marrill d’arrêter la Marée de Fer. Marrill se retrouve alors embarquée à bord du Kraken avec son chat Karnelius et l’équipage qu’elle connaît bien (Finn, Ardent le magicien, Coll le capitaine, le Rabat-Joie), auquel s’ajoute sa jeune et sévère baby-sitter. Aidés de la Carte des mille mondes, il vont tenter de rejoindre la source de la Marée de Fer, avec toujours l’espoir de retrouver la mère de Finn et l’amie disparue d’Ardent, Annalessa…

Avis

Le moral de Marrill est au plus mal dans ce deuxième tome de La Carte des Mille Mondes. L’état de santé de sa mère est de plus en plus préoccupant, et elle doit se résigner à ne jamais revoir le Torrent Pirate, ni ses amis qui le parcourent à bord du Hardi Kraken. Pourtant, au moment où elle s’y attend le moins, elle tombe sur un étrange panneau qui réclame son aide sur la rivière magique.

Ce tome est tout l’inverse du précédent. Là où le premier était long à démarrer, La cité de la soif commence sur les chapeaux de roue, avec un enchaînement très dynamique et plusieurs dialogues qui m’ont fait éclater de rire, en plus de me réjouir à la perspective d’être de retour auprès de ces personnages que j’avais tant appréciés.

C’est ensuite que le récit se gâte, quand son rythme devient plus lent, pour ne pas dire ennuyeux. Si je trouvais que la quête de la Carte des Mille Mondes, censée être fastidieuse, s’était achevée trop vite, j’aurais cette fois aimé qu’on ne s’attarde pas autant à Monerva.

Peut-être me serais-je sentie plus impliquée dans l’histoire si les protagonistes avaient été de meilleure compagnie, mais hélas, ce n’est pas le cas. Autant je les adorais jusqu’à présent, autant ils m’ont laissée indifférente, à l’exception du Rabat-joie qui est plus ou moins le seul à être resté fidèle à lui-même.

Ardent disparaît pendant une grande partie du livre avec Annalessa, LA mystérieuse Annalessa enfin retrouvée… tout ça pour ne pas servir à grand-chose. Celui qui remporte la palme de l’inutilité étant néanmoins Coll, qui aurait tout aussi bien pu ne pas être là. Et Remy, évidemment. Remy, la petite nouvelle, la baby-sitter de Marrill, qui n’apporte absolument rien à l’intrigue, hormis, comme je le sentais venir, une pseudo romance avec Coll. Heureusement, tous deux faisant office de plantes vertes, cet aspect-là prend moins de place que je ne le redoutais.

Quant à Marrill et Finn, eh bien, ayant visiblement oublié le travail d’équipe fourni dans le premier tome, ils entreprennent de foncer tête baissée vers le danger, et frôlent sottement la mort à de multiples reprises. Le tout sur des pages et des pages qui ne présentent pas spécialement d’intérêt, mais plutôt une complexité dispensable.

J’ai trouvé (entre autre) le Mur assez ardu à imaginer, ce qui a probablement intensifié mon sentiment de lenteur vis-à-vis de cette lecture, car j’ai passé beaucoup de temps à essayer de visualiser les scènes et les situations dans lesquelles se retrouvaient bloqués les deux enfants. J’ai d’ailleurs fini par renoncer, au bout d’un moment, pressée d’avancer dans cette histoire qui tendait à stagner.

Je n’ai pas non plus été emballée par tout le micmac autour de la temporalité. C’est le genre de thème qui se casse souvent la figure niveau cohérence, et ce livre ne fait pas exception. Malgré mes réticences initiales, le premier tome m’avait rassurée quant à l’usage que les auteurs faisaient d’une magie de prime abord loufoque, mais cette fois, c’est bel et bien parti en quenouille à mon goût.

Et je ne parle même pas de Marrill qui se met à oublier Finn parce que… Parce que. Je pensais que ce brusque retournement serait lié au vœu, à cette idée de donner ce que l’on a pour obtenir ce que l’on veut, mais en fait non. Ce rebondissement sert juste à renforcer l’éloignement progressif entre les deux amis, et à accentuer cette impression que j’ai eue que chacun faisait ce qu’il avait à faire dans son coin, sans se soucier des autres.

Je n’ai pas détesté ce roman, parce qu’il y a tout de même quelques éléments intéressants. J’aime beaucoup le Rabat-joie, Finn et ses tourments sont toujours aussi bien maîtrisés, et encore plus mis en avant que dans La Carte des Mille Mondes, le Mur, malgré ses descriptions alambiquées, est un décor original… Néanmoins, je trouve que l’ensemble n’apporte rien ou presque.

Le premier tome abordait beaucoup (trop) de choses et laissait de nombreuses questions en suspens, questions qui le sont toujours au terme de ce second tome. Même Annalessa n’apprend rien que l’on ne subodorait déjà, si ce n’est l’endroit où elle a disparu pendant toutes ces années. Tout au plus a-t-on une vague piste du côté de Finn, mais qui est encore loin d’aboutir.

J’espère sincèrement que la suite rattrapera cette déception qu’a été La cité de la soif, et que les personnages me redeviendront sympathiques, car cette saga s’annonçait prometteuse, et je n’aimerais pas la terminer sur une mauvaise note.

Note : 3 / 5

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