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Les loups ne se mangent pas entre eux – Victoria Scott

Résumé

« Le cycle de la vie n’a rien d’un cycle. C’est une ligne droite, avec des prédateurs à un bout et des proies à l’autre. Quand j’ai un fusil dans les mains, c’est facile de deviner à quelle catégorie j’appartiens. » Sloan vit avec son père à Rusic, un bled paumé au fin fond de l’Alaska. Dans cette immensité sauvage, la nature dicte ses lois. Et depuis quelque temps, les loups se rapprochent des habitations. Quand un blizzard s’abat sur la région, le village se retrouve coupé du monde. Plutôt que d’attendre d’improbables secours, Sloan décide de rejoindre la ville. Mais pour cela, elle va devoir traverser la forêt…

Avis

Les loups ne se mangent pas entre eux, mais quand la faim se fait sentir, ils sont prêts à dévorer n’importe quoi d’autre. Y compris des humains. Et lorsqu’une poignée d’entre eux se retrouve isolée, c’est le moment d’en profiter pour se sustenter… Sloan et ses amis survivront-ils à leurs crocs acérés ?

Depuis que sa mère a mis les voiles en abandonnant ses deux filles avec leur père, Sloan souffre de la peur de l’abandon. Et que fait-on face à une préadolescente de douze ans traumatisée par la désertion maternelle, qui a peur de rester seule et qui est psychologiquement fragile ? Oui, bien sûr ! On prend ses cliques et ses claques, on se tire avec tout le voisinage, et on la plante sans la prévenir dans un village presque désert.

Un village d’Alaska où le blizzard commence à souffler, où il n’y a presque plus de fuel, presque plus de nourriture, et presque plus de munitions pour les fusils. Et pas de médicaments non plus pour soigner cette pauvre Mme Wade, qui s’est empalée sur sa fourche en tombant avec dans l’escalier.

Alors, c’est censé être un roman qui fait peur, où on doit trembler pour la vie des personnages, mais à ce stade, c’est-à-dire d’entrée, je pense qu’on a compris que PERSONNE, et surtout pas l’auteur, ne tient à ce qu’ils vivent.

C’est limite à se demander s’il y avait besoin des loups. Oui, parce que je vous rappelle que c’est à leur estomac que tout ce beau monde est destiné. Et croyez-moi, c’est un miracle qu’ils arrivent à tenir aussi longtemps, parce qu’on pourrait résumer cette histoire, et surtout ceux qui la portent, par « Arrêtez d’être cons ! ».

Mince, on ne parvient pas à avancer de jour à cause du blizzard, de la fatigue et des bêtes féroces qui nous talonnent, qu’est-ce qu’on fait ? Eh, et si on essayait la même chose, mais de nuit ? Ah, on est paumé, sans nourriture et sans munitions ? Bah oui, hein, pourquoi on serait retournés en chercher quand on était juste à côté du village et qu’il n’y avait que trois loups qui rôdaient, alors qu’on est maintenant perdus dans les bois avec toute une meute aux basques ? Oh, et puis tiens, tant qu’à faire, laissons les deux plus jeunes gosses monter la garde, puisqu’ils se proposent.

Frissons ? Zéro. Fous rires nerveux ? Trop pour les compter. Empathie pour les personnages ? Bouffez-les, ça leur rendra service. À la limite, on peut plaindre les enfants, parce qu’ils ont tous vécu des choses terribles / tragiques, mais le problème, c’est que l’histoire semble écrite dans le sens où c’est à eux d’apprendre à surmonter leurs peurs et affronter leurs démons.

Non ! Ils ont dix, douze et quatorze ans ! La mère de Sloan est une connasse égoïste qui s’est barrée sans un regard vers l’arrière parce qu’elle « n’était pas heureuse », son père a un comportement totalement inconséquent, et sa sœur… On va dire qu’elle existe. Ce n’est plus un psy qu’il faut, à ce stade, c’est faire appel aux services sociaux, carrément.

Mais non, l’auteur choisit de régler leurs difficultés personnelles de la plus simple des manières. Vous êtes tourmentés ? Vous avez des problèmes ? Des traumatismes ? Plus la peine de suivre une thérapie ! Vous partez en escapade dans une forêt par des températures polaires, vous regardez les adultes qui vous accompagnent servir de casse-croûte lupin les uns à la suite des autres, et ensuite, ô miracle ! Vous vous sentirez tout de suite mieux dans votre tête. C’est-y pas génial ?

Je ne peux même pas dire que j’ai détesté ce livre, parce que c’est au-delà de ça. Je ne comprends pas comment les éditions Bayard ont pu le publier, alors que des œuvres bien meilleures doivent leur passer entre les mains chaque année (en même temps, difficile de faire pire…). D’habitude, j’essaye de me montrer un minimum respectueuse du travail de l’auteur, ou au moins nuancée dans mes propos, mais là, je me mets surtout à la place de tous ceux qui ont dû essuyer un refus alors que ce roman, lui, a été publié.

À lire si vous avez des cheveux à vous arracher. Autrement, à oublier, même si, en ce qui me concerne, il restera sûrement gravé dans ma mémoire pour les pires raisons.

Note : 1 / 5

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