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L’aube est bleue sur Mars – Florence Hinckel

Résumé

Esther a 22 ans et fait de brillantes études d’astrophysique. Hantée par le souvenir de sa petite soeur disparue douze ans auparavant, elle s’est réfugiée dans les étoiles en attendant qu’il se passe enfin quelque chose dans sa vie. Et puis elle rencontre Hugo, au moment même où la plus incroyable aventure qui attend l’être humain durant ce siècle se dresse sur son chemin : la conquête de Mars. Candidate au premier voyage habité vers la planète rouge, Esther est bien décidée à réaliser son rêve coûte que coûte. Elle ne se doute pas à quel point ce rêve va la mener loin.

Avis

Toujours endeuillée par la perte de sa petite sœur décédée lorsqu’elle n’avait que dix ans, Esther s’engage dans une aventure qui pourrait bien changer sa vie, et la face du monde. L’aube est bleue sur Mars est un roman de science-fiction qui nous entraîne avec elle sur la planète rouge, pendant que l’humanité continue sur Terre de courir à sa perte.

Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Nathan pour ce service presse. Par quoi commencer ? Par ce à quoi je m’attendais, peut-être ?

En lisant le résumé, je pensais qu’Esther rencontrerait Hugo dans le cadre du voyage sur Mars, mais je me fourvoyais. Leur romance commence peu de temps avant qu’elle ne soit sélectionnée pour rejoindre la NASA, et malgré l’alchimie qui est dépeinte entre eux, je n’ai pas eu l’occasion de la ressentir. J’ai plutôt eu l’impression que leur relation était un prétexte à confronter deux visions du monde (et de l’avenir) très distinctes.

D’ailleurs, un petit conseil. Si vous souhaitez vous plonger dans un livre pour vous déconnecter de la réalité ou vous changer les idées, évitez celui-ci, parce que l’auteur traite de tous les sujets d’actualité. Écologie avec Hugo, avantages de la conquête spatiale avec Esther, pandémies, Elon Musk (pardon, Mark Row), capitalisme, politique et féminisme à outrance (parce que oui, pour moi, à partir du moment où le fait qu’une femme éprouve de la compassion pour quelqu’un qui ne le mérite pas, c’est la faute du patriarcat, on tombe dans l’outrance).

Le tout sans subtilité ni originalité. J’ai eu l’impression de voir défiler un florilège des commentaires et des posts que je vois passer dix fois par jour sur Instagram, jusqu’au cliché du fameux tonton aux blagues racistes et misogynes.

Vous allez me dire, difficile de se renouveler sur ces sujets. Certes… sauf que ma remarque s’applique aussi à l’intrigue, qui respire le déjà-vu. Un tirage au sort pour envoyer des jeunes (un peu moins inexpérimentés, pour une fois) dans l’espace ? Phobos et 172h sur la Lune. Un voyage qui peut être la clé de l’avenir de l’humanité qui agonise sur Terre ? Interstellar. L’attaque des singes dans un vaisseau à la dérive ? Ad Astra.

Et bien sûr, Seul sur Mars, qui a le mérite d’être cité par l’auteur (peut-être parce que la ressemblance était beaucoup trop évidente, en l’occurrence), et surtout critiqué pour son manque de réalisme. Je n’ai pas eu de souci sur ce point avec L’aube est bleue sur Mars, sauf pour les panneaux solaires. Je ne sais pas s’ils avaient prévu un système auto-nettoyant, mais sachant qu’une tempête a suffi à ensevelir un rover, qu’est-ce que lesdits panneaux étaient censés devenir, sur le long terme ?

Une question qui demeurera sans réponse, car il n’y a pas de long terme. Le temps passé sur Mars est très court, à peine un cinquième du livre. Là encore, je m’attendais à plus, mais le récit s’attarde davantage sur le trajet à bord du Starship (coucou Elon) et sur le manque de bon sens des protagonistes.

Parce que oui, ils manquent de bon sens, en particulier à un point clé du roman. Il était évident que les choses allaient se dérouler exactement comme elles se sont déroulées, mais pas pour eux, visiblement, alors qu’ils avaient toutes les cartes en mains pour comprendre ce que la NASA s’appliquait à leur taire. Et face à cette succession de décisions toutes plus stupides les unes que les autres, difficile pour moi de réussir à éprouver de l’empathie pour eux.

En fait, le seul personnage que j’ai apprécié, c’est Jason. Oui, Jason, le maaaal (mâle ?) absolu, et la fin m’a confortée dans mon intérêt pour lui. Je me souviens qu’une personne de mon entourage, après avoir lu un autre livre de Florence Hinckel (#Bleue, une couleur qu’elle a l’air d’adorer), m’avait dit que l’histoire se terminait au pays des Bisounours.

Eh bien, je comprends à présent ce qu’elle entendait par là. Tout s’arrange trop vite et trop facilement. Et surtout, à grands renforts de heureux hasards, avec les démangeaisons d’Esther qui surviennent pile au bon moment, toujours Esther qui tombe pile au bon endroit, pile sur ce qu’il faut… Ça fait beaucoup de pile, en beaucoup trop peu de pages. Et comme les Bisounours et les happy end, ce n’est pas pour moi, oui, j’ai clairement préféré le vil, l’odieux, l’antipathique Jason.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre, essentiellement parce qu’il ne correspond pas à mes goûts, et parce que le sentiment de déjà-vu qui ne m’a pas quittée tout du long m’a empêchée d’accrocher. Néanmoins, je suis convaincue qu’il plaira à d’autres lecteurs. À vous de voir si vous avez envie de vous laisser tenter et de vous faire votre propre idée.

Note : 2.5 / 5

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