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Exo T.2 : S’allier ou mourir – Fonda Lee

Résumé

La paix entre les zhrees, les extraterrestres qui ont colonisé la Terre, et les humains a été brisée par les attentats des rebelles. Tandis que le gouvernement interracial essaie de négocier un cessez-le-feu avec ces derniers, Donovan, traumatisé par les évènements, reprend du service au sein de son unité exo. Bientôt, un ordre tombe : les zhrees doivent évacuer la Terre, colonie devenue trop instable et coûteuse. Surtout qu’une nouvelle invasion menace la planète, convoitée pour ses ressources. Des vaisseaux approchent, dirigés par de nouveaux extraterrestres, réputés pour leur violence et leur instinct de pillage. Donovan sait qu’un accord avec les rebelles serait la clé pour repousser les envahisseurs. Mais qu’est-il prêt à sacrifier pour les convaincre ?

Avis

Après ses déboires avec Sapience, Donovan a bien compris qu’il fallait S’allier ou mourir dans ce second tome d’Exo. Kreet projette d’abandonner la Terre, ce qui équivaut à l’offrir sur un plateau d’argent aux hostiles rii, qui ne feront pas preuve de la même bienveillance envers les humains. Alors que la menace se rapproche dangereusement, Donovan s’efforce de trouver un plan pour limiter les dégâts.

J’ai eu beaucoup de mal à me replonger dans cet univers, toujours aussi complexe (et malheureusement toujours dépourvu de lexique). Autant je me souvenais bien des zhrees, autant j’avais oublié bon nombre d’éléments ayant trait à Sapience. Les quelques rappels de l’auteur m’ont en partie aidée à me remémorer les évènements, mais ils sont assez maladroits. On sent qu’ils sont uniquement là pour rafraîchir la mémoire du lecteur, car ils ont la subtilité d’un post-it collé au milieu de la page.

L’histoire met encore plus de temps à décoller que dans le premier tome. La situation n’évolue quasiment pas pendant la moitié du roman. On a encore Sapience qui commet des attentats terroristes, et la SecPac qui essaye de les arrêter. La seule nouveauté, c’est la décision de Kreet. Il est vite établi que les zhrees vont devoir renoncer à leur colonie, mais même là, le récit stagne.

Il faut attendre presque deux cent cinquante pages pour qu’un rebondissement majeur survienne enfin, et après avoir répété à maintes reprises qu’il ne se produirait pas dans l’immédiat, eh bien, il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Je lui pardonne néanmoins, car il a le mérite de faire bouger l’histoire.

Les personnages, tant zhrees qu’humains, sont confrontés à des dilemmes moraux qui amènent des réflexions intéressantes. Je déplore néanmoins que ce soit Donovan, à lui seul, qui pousse ceux qui l’entourent à revoir leurs jugements et leurs décisions. C’est le héros, d’accord, mais j’aurais aimé que d’autres agissent / réagissent par eux-mêmes, sans qu’il ait besoin de les y inciter. Jet, Tate, Therrid… Je continue de les apprécier, mais pour cette raison, ils ont un peu baissé dans mon estime.

Quant à Sapience… Non, décidément, ça ne passe pas. Je n’ai toujours pas réussi à éprouver la moindre sympathie pour cette organisation, et ce bien que les zhrees aient dévoilé des facettes moins glorieuses de leur personnalité. Tout au long du livre, je me suis demandé à quoi servaient les terroristes, et la question demeure après l’avoir terminé.

Le seul membre de Sapience qui aurait pu avoir son utilité, c’est Nakada, mais même lui se révèlera finalement dispensable, tout comme ses armes biochimiques. Je pensais qu’elles auraient un rôle à jouer dans la guerre, mais non. Elles sont aussi superfétatoires que le reste.

Et dans le reste, j’inclus bien sûr Anya. La romance est un peu mise en retrait, et on assiste à une inversion des rôles pertinente, avec cette fois Donovan qui lui fait découvrir son univers pour l’amener à le regarder d’un autre œil, mais à l’instar de Sapience, elle n’apporte pas grand-chose, pour ne pas dire rien, à l’intrigue.

Dans l’ensemble, et malgré mes critiques, j’ai tout de même apprécié cette lecture. L’action, quand elle arrive enfin, est bien menée, l’univers créé par Fonda Lee est passionnant et maîtrisé (juste un peu difficile à assimiler), et quoique la majeure partie de l’histoire soit prévisible, ses enjeux sont prenants.

Outre l’omniprésence discutable de Sapience, je n’ai qu’un seul gros regret. Comme Jet (il me semble), j’aurais aimé voir l’espace. La fin de cette duologie est très ouverte, et je pense que l’auteur aurait eu matière à écrire un troisième tome si elle l’avait voulu.

Note : 3.5 / 5

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