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Transférés – Kate Blair

Résumé

Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection. C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos. Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé. Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père. Le monde parfait a un prix.

Avis

Transférés est une uchronie young adult où, en Angleterre, la science a trouvé le moyen de transférer des maladies à autrui, un système utilisé pour punir les criminels. Talia, fille d’un politicien en passe de devenir le nouveau premier ministre, approuve ce procédé, mais après avoir sauvé une fillette d’une agression, elle découvre peu à peu l’envers du décor.

Ce livre fourmille de bonnes idées, mais qui sont malheureusement trop peu exploitées. La politique, le Barbican, la relation entre Talia et son père, Alison, Sebastian Conway, Galien et Tig… Deux cent et quelques pages ne suffisent pas à traiter tous ces éléments autrement qu’en surface.

À bien des égards, et notamment en ce qui concerne ses défauts, ce roman m’a fait penser à Show Stopper (Hayley Barker). On y retrouve un manichéisme assez marqué, la persécution de minorités ethniques, et surtout une héroïne qui retourne sa veste en l’espace de quelques jours alors qu’elle ne s’est jamais posé la moindre question avant.

En fait, Talia est l’incarnation de l’adage « L’Enfer est pavé de bonnes intentions ». Tout d’un coup, elle décide de se mêler de tout, mais fait n’importe quoi, et sème plus de chaos qu’elle ne vient en aide aux gens, même si, évidemment, tout s’arrange (trop rapidement) dans les dernières pages.

Pire, sous couvert que Tig lui rappelle sa sœur défunte, elle devient littéralement obsédée par cette fillette, au point de ne pas hésiter à enfreindre la loi, à mentir et à manipuler pour elle, et pourtant, c’est à peine si elles ont l’occasion d’interagir. Talia passe davantage de temps avec Galien qu’avec Tig, et celle-ci est inconsciente ou presque dans les rares scènes qu’elles partagent.

Leur relation aurait mérité d’être plus approfondie, mais l’auteur a préféré s’attarder sur l’attrait exercé par les beaux yeux de Galien (ce qu’on ne sentait pas du tout venir dès le début…). En outre, j’ai trouvé que le récit manquait un peu de fluidité par moments, certaines actions s’enchaînent trop vite et auraient mérité une ou deux phrases supplémentaires pour gagner en clarté.

Une lecture passable, mais sans plus. Si vous avez aimé Show Stopper, je pense que vous apprécierez ce livre, mais sinon, je vous conseille de vous mettre en quête d’une dystopie dotée d’un univers plus creusé que celui-ci.

Note : 3 / 5

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