Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer

Phobos T.1 : Les Éphémères – Victor Dixen

Résumé

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Avis

Ce premier tome de Phobos met en scène six prétendantes et six prétendants, en route pour Mars où ils devront, à leur arrivée, épouser la personne qu’ils auront choisi après des séances de speed-dating effectuées à bord du vaisseau qui les conduit vers leur nouvelle planète. Ils ignorent cependant que, à destination, c’est la mort et non l’amour qui les attend…

J’avais entendu énormément de bien de cette saga, je trouvais l’idée très intéressante, et par conséquent, ma déception est proportionnelle aux espoirs que je plaçais dans ce livre.

J’ai eu l’impression de lire une interminable introduction de plus de cinq cents pages. On nous explique (et nous réexplique, et nous ré-réexplique) le principe, on fait la connaissance de personnages qui, pour le moment, ne servent strictement à rien… Andrew, par exemple, aura sûrement un rôle-clé par la suite, mais on passe énormément de temps sur son histoire de piratage de la base pour pas grand-chose, et quand, enfin, il va commencer à se révéler utile… Eh bien, ce sera dans le tome suivant.

Et cela vaut également pour tout le reste. L’intrigue semble ne se lancer véritablement que dans les dernières pages, et il faudra impérativement lire la suite pour avoir (enfin !) quelque chose d’un peu palpitant à se mettre sous la dent.

Le pire étant que, même en prenant ce livre pour l’introduction qu’il est, j’en ressors frustrée. Si encore l’auteur avait mieux exploité son concept de speed-dating spatial, ç’aurait pu être sympa, mais cet aspect-là est survolé. On ne voit pas comment Fangfang a remonté la pente avec Tao (le premier rendez-vous ne donnait absolument pas envie de s’attacher à elle), Samson et Kenji apparaissent à peine, et même les filles, que l’on « côtoie » pourtant à bord du Cupido, manquent d’une personnalité marquée.

Quant à Léonor, l’héroïne… Je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Je pensais qu’elle avait vraiment quelque chose de lourd à cacher, de plus lourd que la Salamandre, mais au final, il semble s’agir de son seul fardeau, or ceux des autres candidats sont aussi terribles, si ce n’est plus, que le sien (du moins ceux que l’on connaît). Son attitude change au rythme des ellipses, elle se met à porter de jolies robes, un peu de maquillage et à devenir l’une des favorites du public, sans que l’on assiste réellement à cette transformation.

Alors, qu’est-ce qu’il reste pour remplir ces cinq cents pages si ce ne sont pas les personnages, leurs interactions, leur évolution ou encore des rebondissements ? Le point qui m’aura assurément le plus rebutée dans cette lecture : les monologues des méchants !

Vous savez, ce moment traditionnel dans les films / livres où l’antagoniste raconte tout son plan ? Eh bien, Phobos n’y coupe pas, tellement pas qu’en fait, ça revient tous les deux chapitres. Littéralement. Vous savez qu’on a prévu de tuer les candidats ? Eh, vous n’avez pas oublié qu’on a prévu de tuer les candidats ? Oh, au fait, on vous a dit qu’on avait prévu de tuer les candidats ? Non, parce qu’au cas où vous l’ignoreriez, on va tuer les candidats !

Je ne vous spoile pas, on l’apprend au bout de… quoi ? Une trentaine de pages ? Pour le suspens, on repassera. Et bien sûr, on a des méchants très très méchants, libidineux, avides de pouvoir et d’argent, qui vendraient père et mère (et fille) pour leur réussite. On repassera aussi pour le charisme, sans parler des dialogues au cours desquels ils s’échangent des informations dont ils devraient en théorie avoir déjà tous connaissance.

Vraiment, une grosse déception, maaaiiis… Malgré tout, je suis tentée de lire la suite. L’introduction étant terminée, j’ose croire que le prochain tome pourra se révéler un peu plus palpitant, et que les personnages se démarqueront davantage les uns des autres. Je l’espère, en tout cas.

Note : 3 / 5

2 commentaires sur “Phobos T.1 : Les Éphémères – Victor Dixen

Ajouter un commentaire

  1. Bonjour
    Bon bah si vous allez lire (et chroniquer) aussi les autres tomes de la saga (moins décevants que ce t.1 qui ne faisait guère que planter le décor?), vous pouvez toujours inscrire votre chronique de Phobos (Victor Dixen) sur le « Challenge de la planète Mars », qui court jusqu’au 31 mars 2022!
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :