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Devil’s Line T.12 – Ryo Hanada

Résumé

La société des hommes n’est pas celle que l’on croit. Sans le savoir, elle abrite une population de vampires qui côtoient les humains tout en dissimulant leur vraie nature. C’est ainsi que Tsukasa, étudiante à la vie tranquille, va en faire l’âpre découverte. Sauvée de justesse par un homme nommé Anzai, elle comprend que ce dernier n’est autre qu’un membre d’une brigade spéciale, chargée de neutraliser les vampires ayant franchi l’interdit : boire du sang humain. Au contact de la moindre goutte, ces créatures deviennent des monstres incontrôlables, animées par une rage folle… que le jeune Anzai, être hybride, a de plus en plus de mal à maîtriser. Une irrésistible attirance naît entre Tsukasa et Anzai, dont la soif de sang ne cesse de s’accroître en sa présence… Vampire et humain, prédateur et proie…

Avis

Queen passe à l’action dans ce douzième tome de Devil’s Line. Tandis que les manifestations anti-vampires continuent à faire rage, un attentat est organisé par les chefs de file de l’ancien CCC. Anzai et ses collègues tentent d’empêcher la situation de tourner au chaos, mais c’est sans compter sur Kikuhara qui s’évapore dans la nature.

La lumière est enfin faite sur les motivations de Queen et de Shirase (quoique j’avais fini par les cerner dans le tome précédent), qui se préparent à lancer l’ultime étape de leur plan. Les antagonistes ne sont pas ceux qui semblent l’être, un ressort scénaristique que ce manga a su très bien exploiter depuis ses premiers tomes.

En revanche, je continue à penser qu’il y a trop de personnages, et surtout trop de relations pour une œuvre aussi courte. L’asexualité de Queen est bien traitée, d’autant que c’est un sujet que je n’ai pas souvent (jamais ?) eu l’occasion de voir évoqué dans mes lectures, mais dans l’ensemble, je trouve que la mangaka s’attarde trop sur les amours et la sexualité de ses personnages, surtout secondaires.

Sur ce point, cela m’évoque (et pas en bien), le roman Ailleurs, plus loin (Amy Bloom), auquel j’avais fait le même reproche. Je serais moins gênée si c’était pertinent, mais ce n’est pas vraiment le cas. Pas vraiment dans le sens où je devine la volonté de l’auteur de mettre en avant toutes les formes de différences, puisque c’est le thème principal de son manga, et donc en l’occurrence amoureuses / sexuelles, mais cela revêt davantage à mes yeux un air de liste à cocher qui alourdit une intrigue déjà dense plutôt qu’un réel intérêt scénaristique.

Autant j’ai bien rigolé avec Tsukasa et Anzai à ONL, autant j’ai l’impression qu’on a passé beaucoup de temps sur cet épisode pour qu’il n’en résulte finalement pas grand-chose. 11 et Makimura tournent en rond depuis maintenant trois-quatre tomes, les volte-face de Sawazaki se poursuivent (pour la dernière fois, peut-on l’espérer), la sous-intrigue avec Ushio dans le volume précédent n’a servi à rien, les sentiments de 07 et 09 sont assez confus…

En fait, le surnombre d’éléments abordés dans ce manga les rendent presque superficiels. Et pas seulement au niveau des romances. Là où les révélations concernant le passé de Sawazaki avaient leur impact, le flashback d’Ishimaru m’a paru inutile. Ce tome aurait été le même sans ces quelques pages, qui n’apportent selon moi rien à l’intrigue, ni à la psychologie du personnage. C’est une information lâchée comme un cheveu sur la soupe qui n’est pas du tout exploitée.

Et à côté, on a des personnages qui sont censés être proches, mais qui n’interagissent plus entre eux. J’aurais bien aimé voir Anzai échanger avec quelques-uns de ses anciens collègues de l’équipe F, par exemple. Je ne sais pas à quand remonte le dernier dialogue qu’il a eu avec Jill, ou même avec Sawazaki.

Voilà pour le défaut majeur non seulement de ce tome, mais aussi de l’œuvre, selon moi. Pour ce qui est des points positifs, je dirais qu’il y a toujours autant de moment forts et intenses (le drame qui se joue lors de la manifestation en particulier), et j’apprécie aussi beaucoup l’évolution de Tsukasa, qui prouve qu’elle est désormais capable de se défendre seule, là où elle était plutôt fragile et vulnérable au début du manga.

J’adore Devil’s Line, vraiment, je le compte même parmi mes mangas favoris, mais j’aurais malgré tout préféré soit que la mangaka étende son intrigue sur plus de tomes, afin de prendre le temps d’offrir un développement plus poussé à tous ses personnages et à leurs nombreuses facettes, soit qu’elle réduise le nombre d’éléments abordés, afin qu’ils ne soient pas compactés, et donc parfois presque indigestes, comme ils me donnent malheureusement l’impression de l’être.

Note : 3.5 / 5

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