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L’été dernier à Syracuse – Delia Ephron

Résumé

Ils sont beaux, riches, américains. Ils ont décidé de partir ensemble découvrir Rome, puis Syracuse. Michael est écrivain, ancien lauréat du prix Pulitzer. Sa femme Lizzie est une journaliste en perte de vitesse. Finn est restaurateur et Taylor, son épouse, se dévoue entièrement à l’éducation de leur fille unique, Snow, une enfant énigmatique qui fait aussi partie du voyage. Tout est en place pour qu’ils passent des vacances de rêve dans des sites enchanteurs. Mais chacun arrive avec ses secrets, ses mensonges, ses non-dits, ses désirs inassouvis. Et petit à petit, dans les ruelles de la Sicile baroque, se noue une histoire vénéneuse, où les personnages avancent à la fois masqués et aveugles.

Avis

L’été dernier à Syracuse est un roman à quatre voix qui raconte le séjour en Italie de deux couples, celui de Michael et Lizzie, et de Finn et Taylor, accompagnés de leur fille Snow. Quand la maîtresse de Michael fait irruption sur leur lieu de vacances, l’atmosphère s’appesantit jusqu’à tourner au drame…

Que dire de ce roman ? J’ai eu énormément de mal à accrocher aux personnages. Non, en fait, je n’y suis pas du tout arrivée. Au début, Finn me paraissait un peu plus sympathique que les autres, mais finalement, lui aussi se révélera être un parfait crétin. Le pire étant Michael, que toutes les femmes du récit semblent idéaliser, le présentant comme un homme intelligent et raffiné, alors que le seul sentiment qu’il m’a inspiré a été d’avoir affaire à un odieux connard.

Partant de là, difficile de succomber à son charme et de comprendre ce que les autres lui trouvent, ce qui est fort problématique, puisque toute l’histoire ou presque gravite autour de ce fait. Lizzie admire son mari, bien sûr, à l’instar de Kath, sa maîtresse, mais également de Taylor, qui voit en lui un parfait père de substitution pour Snow.

Taylor et Snow, l’autre point central du récit. Difficile de savoir où finit l’une et où commence l’autre, puisque Taylor est une mère surprotectrice et étouffante, qui ne semble même pas s’apercevoir combien, en réalité, elle ne connaît pas sa fille. Fille qu’elle présente à qui veut l’entendre comme une grande timide, mais qui dévoile assez vite un côté plus… dérangeant.

À bien des égards, ce roman m’aura évoqué le film Esther, et surtout son héroïne éponyme (excellemment bien interprétée par Isabelle Fuhrman). Le problème, c’est que là où cette œuvre cinématographique avait réussi son pari de me tenir en haleine jusqu’au bout, j’ai senti venir longtemps à l’avance le point d’orgue de L’été dernier à Syracuse.

Pire, une fois survenu, tout retombe comme un soufflet. Il n’y a quasiment aucune répercussion, aucune conséquence. Chacun répare les pots cassés (un euphémisme à la vue de ce qui s’est réellement passé) dans son coin, et la vie continue. La fin de ce livre est aussi frustrante que son rebondissement majeur est attendu. Dommage !

Note : 2.5 / 5

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