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Cat Street T.6 – Yoko Kamio

Résumé

Rien ne va plus pour Keito ! Kôichi, qui a quitté El Liston pour s’occuper de son entreprise, lui tourne le dos, puis Rei rompt avec elle. Keito commence à sombrer dans le désespoir, lorsque le directeur de l’école trouve les mots qui lui redonnent le courage de repartir de zéro. Elle reprend le chemin de la vie d’artiste, mais sa résolution suffira-t-elle ?

Avis

Tout se bouscule dans ce sixième tome de Cat Street. Rei prend conscience que sa relation avec Keito est vouée à l’échec et lui propose de redevenir de simples amis… avant de s’envoler pour le Brésil. Le petit groupe se reforme le temps d’un adieu, mais se sépare ensuite pour permettre à chacun de suivre sa propre voie.

J’aime toujours beaucoup ce manga, mais j’ai un peu moins apprécié ce tome que le précédent. Comme je l’avais déjà reproché à certains volumes, j’ai trouvé que tout allait de nouveau trop vite, et l’ellipse de plusieurs mois qui a lieu dans la seconde moitié de l’ouvrage n’a rien arrangé à cela.

Je regrette que les personnages se séparent, même si cela tient davantage de l’au revoir que de l’adieu, à en croire le mot laissé par Rei. J’ai néanmoins l’impression que le triangle formé par lui, Keito et Kôichi a un peu mis Momiji à l’écart. Elle ignore ce qui s’est réellement passé entre eux et décide elle aussi d’entreprendre quelque chose uniquement parce que ses amis l’ont déjà fait.

La réconciliation entre Keito et Nako est bien amenée, elle survient de façon logique dans la continuité du récit. En revanche, le double quiproquo avec Kôichi ne m’a pas vraiment plu. D’abord, Keito pense le voir heureux et bat en retraite, puis lui se rend chez elle, mais fait les frais d’un mensonge de sa petite sœur… Ces deux malentendus successifs scellent inutilement leur relation des mois durant, tout cela pour qu’ils finissent par se retrouver par le plus grand des hasards.

D’ailleurs, la sœur de Keito, qui semble vouer une haine farouche à son aînée, me ramène à un point que j’avais déjà soulevé dans de précédentes chroniques : la famille de la jeune fille. Je trouve qu’elle est traitée beaucoup trop superficiellement, surtout comparé à l’impact qu’elle aura eu sur la vie (en particulier l’enfance) de Keito, et je regrette que cela ne soit pas développé plus en profondeur. Je crois que j’aimerais voir plus souvent la Keito rancunière et vindicative du cinquième tome, et elle a selon moi matière à l’être avec ses proches.

Enfin, je trouve que Keito renoue un peu trop facilement avec son métier d’actrice. Même la tentative de Nako pour lui prouver que ce sera difficile se solde par un échec : à l’exception d’un petit croche-patte, Keito s’en sort aisément et retrouve la célébrité qui était autrefois la sienne.

Ce tome me fait l’effet d’une transition destinée à mener vers la fin du manga qui se profile. Sans être mauvais, il n’est pas à la hauteur du précédent, beaucoup plus riche et intense en émotions.

Note : 3.5 / 5

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