A comme Association T.5 : Là où les mots n’existent pas – Erik L’Homme

Résumé

Après la terrible attaque dont Ombe et Jasper ont été victimes, le garçon se retrouve seul et submergé par le chagrin. Décidé à se venger, il se lance à la poursuite de ses agresseurs. Mais qui sont-ils et que veulent-ils ? Lâché par l’Association, Jasper ne peut compter que sur l’aide d’un vampire peureux et d’une goule revêche. Mais rien n’arrête l’Agent stagiaire Jasper quand il s’est mis une idée en tête !

Avis

Tout bascule dans ce cinquième tome de A comme AssociationLà où les mots n’existent pas. Alors que Jasper et Ombe roulent à moto vers une destination inconnue, ils sont attaqués par un second homme armé d’un Taser, et la jeune femme ne survit pas à l’agression. Jasper reprend conscience à l’hôpital, à la fois effondré et ivre de vengeance.

Difficile de juger ce livre, étant donné le contexte dans lequel il a été écrit. Je comprends parfaitement le choix d’Erik L’homme d’avoir fait disparaître Ombe, surtout dans de telles conditions qui sont clairement associées au décès du co-auteur de la saga, Pierre Bottero.

Cela m’ennuie donc d’avouer que, au niveau de l’histoire en elle-même, cette décision m’a un peu gênée (vraiment au niveau de l’histoire, je la respecte pour ce qu’elle est en tant que telle, et j’imagine combien cela a dû être difficile de poursuivre après la tragédie qui est survenue).

Je n’ai pas caché depuis le début que le personnage d’Ombe m’inspirait une certaine antipathie, et finalement, c’est un peu comme si on l’avait suivie pendant deux tomes « pour rien ». Sa disparition est tellement brusque, tellement soudaine, juste au moment où les choses commencent (enfin !) à progresser (sa véritable association avec Jasper, les réponses tant attendues qui pointent le bout de leur nez…), que c’en est vraiment frustrant.

Néanmoins, cela nous permet tout de même d’en apprendre plus sur les autres personnages, notamment ceux de l’Association (Rose, Walter, le Sphinx…), ainsi que ses Agents. J’ai apprécié de découvrir leur façon de procéder et d’avoir leur point de vue sur l’intrigue, pour une fois.

Dommage que ce tome n’ait pas été plus long ! Depuis le début, je m’interroge sur la pertinence d’avoir découpé le récit en parties aussi courtes. Là encore, j’ai eu l’impression que tout allait trop vite, que la quête de Jasper, à peine entamée, était déjà finie, sans qu’il ait eu de surcroît à se heurter à de réelles difficultés.

À propos de Jasper, eh bien, mon inimitié initiale a totalement disparu. En fin de compte, j’aime bien son personnage, surtout dans ce volume où il laisse de côté son humour et se montre plus sérieux, plus déterminé. Dans l’ensemble, j’ai préféré le ton beaucoup plus sombre de cet opus à celui des précédents.

Cette saga n’est pas un coup de cœur, mais elle continue de monter dans mon estime. Malgré quoi je reste convaincue qu’elle aurait gagné à bénéficier de tomes plus fournis. Je craignais qu’après avoir piétiné pendant quatre livres, le développement et les explications ne soient expéditifs, et hélas, Là où les mots n’existent pas n’a fait que renforcer mon appréhension à ce sujet.

Note : 3.5 / 5

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