A Silent Voice T.7 – Yoshitoki Oima

Résumé

En se ruant au secours de Shoko, Shoya parvient à sauver la vie de la jeune fille. Hélas, il fait une chute de plusieurs mètres et se retrouve dans le coma, gravement blessé au bassin et à l’épaule. Commence alors pour ses proches une attente insupportable… Sous le choc, chacun réagit à sa manière au drame qui se joue : tristesse, colère, violence ou résignation déchirent le petit groupe. Déterminée à renouer les liens brisés, Shoko décide alors de tout faire pour convaincre les autres de reprendre le tournage du film…

Avis

Suite et fin d’A Silent Voice avec ce septième et dernier tome. Shoya est sorti du coma et retrouve Shoko, ainsi que le reste de la bande qui a terminé le tournage du film pendant son hospitalisation.

Bon, je ne m’attendais pas à ce que cette conclusion modifie radicalement mon opinion à propos de ce manga, et fort heureusement, car mon avis n’a pas changé. Je suis décidément resté hermétique à cette histoire jusqu’à la toute fin, qui me laisse même encore plus perplexe que le reste.

Je suppose que c’est un parti pris de la mangaka d’avoir fait une fin ouverte, où chacun peut y voir le message qu’il veut et tenter d’y trouver ce qu’il a envie d’y trouver, mais cela ne m’a pas vraiment séduite. J’aime pourtant les fins qui laissent libre cours à l’interprétation, d’ordinaire, mais en l’occurrence, je n’ai pas accroché. J’avais déjà du mal à saisir l’intérêt de certains éléments de l’intrigue dans les tomes précédents, et cela me laisse encore plus sceptique, puisqu’au final, ce que je retiendrai de ce septième tome, c’est que « la vie continue… ». Je me demande donc s’il était bien nécessaire de passer par tout cela juste pour en arriver là.

J’ai bien sûr fini par comprendre que le véritable handicap mis en scène dans ce manga, ce n’était pas tant la surdité de Shoko que l’incapacité chronique des personnages à s’exprimer, mais là encore, je reste sur ma faim. Shoya prend la décision de faire des efforts vis-à-vis des autres, mais quid du reste de la bande ? Naoka, plutôt que de lui dire ce qu’elle ressent, laisse en suspend son troisième point, toute l’équipe du film en prend plein la tête par le juré mais ne proteste pas…

D’ailleurs, à quoi sert cette scène, au juste ? Elle m’a mise profondément mal à l’aise, elle est tout bonnement odieuse, et je ne comprends pas à quoi elle rime. Pire, un tel acharnement de la part d’un professionnel sur des lycéens novices, cela ne choque personne ? On se contente d’admettre que c’est un « connard » et on passe à autre chose ? Et les autres jurés, n’avaient-ils rien à dire ? Pas même une remarque pertinente qui ne relèverait pas de la méchanceté gratuite, voire de la discrimination, puisqu’il est beaucoup question du physique ?

Non, décidément, A Silent Voice n’aura pas du tout été un manga pour moi. Autant j’avais apprécié les deux premiers tomes centrés sur Shoko et Shoya, autant la pertinence de la suite a échappé à mon entendement. Il y avait tout de même de bonnes idées (le passage où le lecteur est mis à la place de Shoko, les croix sur les visages…), mais dans l’ensemble, je ne garderai malheureusement pas un souvenir positif ni même transcendant de cette lecture.

Note : 2.5 / 5

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