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Isa T.1 : L’Île des exclus – Sergine Desjardins

Résumé

« La maladie maudite »… En 1844, ce mal que tous craignent et voient comme une punition divine sévit depuis des décennies au Nouveau-Brunswick. À une époque où la médecine est sujette aux superstitions et aux croyances religieuses, on choisit d’isoler les malades dans une léproserie de fortune sur la petite île de Sheldrake. Parmi eux se trouve Isabelle, une adolescente de bonne famille qu’on soupçonne, à tort, d’avoir développé les symptômes du terrible fléau. En plus de la faim, du froid et des conditions de vie épouvantables, Isa devra livrer un combat quotidien contre la terreur et l’injustice. C’est sans compter les conséquences dramatiques qu’aura ce diagnostic erroné sur tous les membres de sa famille. Premier de deux tomes, Isa : l’Île des exclus nous plonge au cœur d’une histoire bouleversante de courage et d’espoir, qui lève le voile sur une page à la fois troublante et fascinante de notre passé…

Avis

L’Île des exclus est le premier tome d’une duologie écrite par Sergine Desjardins. Cette histoire met en scène la « famille à Gus » au Nouveau-Brunswick, une région touchée par la lèpre. Afin d’éviter la contamination, les lépreux sont condamnés à l’exil sur une île destinée à devenir leur mouroir, et Isa, la fille cadette de Gus, diagnostiquée à tort, est bannie en même temps qu’eux.

Ce roman fut intéressant à découvrir d’un point de vue historique. J’ai lu de nombreux livres où il était question de la peste noire, mais je ne m’étais encore jamais plongée dans une épidémie de lèpre, ni dans le Canada du XIXème siècle.

Littérairement parlant, en revanche, il m’a laissée de marbre. Si je peux louer le travail de recherche effectué par l’auteur, je ne serais pas aussi élogieuse en ce qui concerne sa plume, que j’ai trouvée assez pauvre. Les phrases sont majoritairement très simples (sujet verbe complément), certains passages sont redondants, et l’ensemble alterne entre longueurs et manque de développement.

Autant la romancière s’attarde trop sur certains points, autant elle en survole d’autres, et c’est cette absence de profondeur qui m’a empêchée de m’attacher aux personnages. La relation entre Théo et Fanny, par exemple. Le livre nous dit qu’elle est passionnée, mais à aucun moment je ne l’ai ressenti.

Un peu plus de « Show, don’t tell » aurait rendu ce récit moins plat que sa lecture ne le fut à mon goût, surtout que Sergine Desjardins prouve qu’elle en est capable, car elle retranscrit bien la solitude et le désespoir sur l’île Sheldrake. Dommage qu’il n’en aille pas de même pour la plupart des autres émotions de son histoire.

Je lirai le second tome parce qu’il est dans ma PAL, mais sans cela, je ne me serais pas laissé tenter.

Note : 3 / 5

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