La tente rouge – Anita Diamant

Résumé

Aux confins du désert, 1500 av J.C., Dina, fille du pays de Canaan vit dans l’ombre de la tente rouge, cet endroit interdit aux hommes où les femmes de la tribu échangent secrets et rites ancestraux. Devenue femme à son tour, Dina succombe aux délices de l’amour. Mais ses frères crient au déshonneur… Un livre tendre et chaleureux qui explore le passé très ancien de notre civilisation, où le féminin se confond avec le sacré.

Avis

La tente rouge est un roman qui reprend et développe un évènement de la Bible connu sous le nom de « viol de Dinah ». S’agit-il vraiment d’un viol, cependant ? Anita Diamant livre sa version de l’histoire, ainsi que celle des différentes mères de Dina.

Je ne connaissais pas du tout cet épisode de la Genèse avant de me lancer dans la lecture de ce livre, mais j’ai été ravie de le découvrir, et surtout qu’il me donne envie d’effectuer quelques recherches en parallèle, afin de mieux cerner les nombreux personnages qui constituent la tribu de Jacob.

Ce roman est une ode au féminin sacré, et cette tente rouge dans laquelle les femmes s’isolent lors de leurs menstrues revêt une allure quasi mystique. Il y a quelque chose de divin dans les descriptions de leurs rituels et de leurs traditions, mais aussi de beau, de noble, le tout saupoudré d’une volupté qui n’a pas été sans me rappeler le Cantique des Cantiques.

Hélas peut-être au détriment du réalisme, puisque les cycles de ces femmes sont calqués sur celui de la lune. Poétique en apparence, certes, mais cette synchronisation parfaite est si peu crédible que je me suis demandé dans un premier temps si j’avais bien interprété le rôle de cette fameuse tente rouge.

Autre point négatif, si j’ai aimé suivre ces femmes au fil de leur vie, j’ai trouvé que l’auteur s’attardait parfois trop sur certains éléments, tandis que d’autres étaient presque survolés. Par exemple, on voit les grossesses et les accouchements défiler de manière très répétitive ; en revanche, quand Rachel réussit enfin à avoir son premier enfant, je n’ai pas perçu toute la joie et le soulagement auquel je m’attendais, comme si ce n’était pas ce qu’elle avait si ardemment désiré depuis le début.

Il en va de même pour Dinah, dont la moitié de l’existence aura été une longue ellipse. Contrairement à ses mères, que l’on apprend à connaître dans la première partie, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Même si je comprends sa colère et sa rancune, je trouve sa malédiction injuste, puisqu’elle vise indifféremment coupables et innocents, qui souffriront eux aussi à cause d’elle.

Ce livre n’est pas un coup de cœur, pour les raisons évoquées ci-dessus, mais j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture. J’aime beaucoup la théologie, et je me ferai un plaisir de découvrir encore d’autres histoires basées sur des récits bibliques à l’avenir.

Note : 4 / 5

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