Les Piliers de la Terre – Ken Follett

Résumé

Dans l’Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes…

Avis

Les Piliers de la Terre est un roman historique de Ken Follet, traitant à la fois de la guerre civile d’Angleterre et de la construction de la cathédrale (fictive) de Kingsbridge. Deux camps s’opposent : l’un déterminé à la bâtir, l’autre à tout faire pour que cela ne se produise pas.

Malgré la réputation et les critiques élogieuses de ce célèbre roman, je n’ai pas été emballée par ma lecture. Avant de me lancer dans des explications, je tiens tout de même à préciser que le fait d’avoir vu la série télévisée au préalable n’est peut-être pas étranger à cela, car je l’avais plutôt bien appréciée.

Le style de l’auteur ne m’a pas paru exceptionnel. J’ai trouvé son écriture parfois un peu répétitive, bien que facile à lire, ce qui est une qualité lorsqu’on a entre les mains un roman de plus de mille pages. L’histoire en elle-même manque de suspens, car elle suit une sorte de schéma cyclique : Waleran et les Hamleigh complotent en toute impunité, la construction de la cathédrale s’arrête, puis reprend, puis ils complotent à nouveau… J’ai envie de résumer cela par « Tout va bien, jusqu’à ce que ça n’aille plus. »

Alors certes, comme dit plus haut, le fait de connaître par avance une grosse partie du scénario (même si la série diverge sur certains points) ne m’a pas vraiment aidée à me laisser emporter par l’histoire. Ce qui m’a le plus déçue, cependant (et c’est un sentiment que je n’avais pas eu avec l’adaptation), ce sont les personnages.

À l’exception de Jack, Ellen et Martha, il n’y en a aucun qui attire vraiment la sympathie. Le prieur Philip est bienveillant, mais sa rigidité morale est telle qu’elle incite parfois à le prendre en grippe (comme toutes les contraintes qu’il impose à Jack, par exemple). Aliéna est courageuse, mais elle est aussi hautaine et imbue d’elle-même, ce qui la rend souvent insupportable, Richard est admirable pour ses compétences militaires, mais détestable dans presque tous les autres domaines, l’aveuglement de Tom vis-à-vis d’Alfred est exaspérant… Quant aux antagonistes, à l’exception de Waleran qui a un certain charisme, ils rivalisent essentiellement de cruauté.

Ce roman est dans l’ensemble une déception. Je lui mets tout de même la moyenne, parce que je l’aurais peut-être estimé davantage si j’avais commencé par lui, et non par la série, mais sans conviction.

Note : 2.5 / 5

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