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The Rain T.1 – Virginia Bergin

Résumé

Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père. Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie. Question : quand faut-il abandonner tout espoir ? a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus. b) Dans deux semaines, environ. c) Jamais. d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…

Avis

The Rain. La pluie. Cette pluie mortelle qui s’abat sur le monde, infectée par des bactéries en provenance d’une météorite qui aurait dû s’abattre sur la Terre. Ruby, quinze ans, essaye de survivre à cette apocalypse… en tongs et robe à sequins.

Non, ce n’est pas une parodie. On dirait, pourtant. Et à certains moments, je l’ai d’ailleurs cru. Bon, je savais à quoi m’attendre, j’avais lu quelques critiques qui étaient tout sauf tendres avec cette chère Ruby, malgré quoi j’avais de l’espoir.

Même si, effectivement, elle m’est apparue d’entrée comme une égoïste superficielle et inconsciente, l’ambiance était prenante. J’ai commencé ce livre par une soirée pluvieuse, autant vous dire que j’ai eu du mal à fermer l’œil après ça.

En plus, je trouvais Ruby assez crédible, en dépit de ses défauts. En tout cas plus crédible que d’autres romans que j’ai lus, où les héros, parfois tout aussi jeunes, savent tout de suite comment agir, comment s’organiser et prennent les bons réflexes en un claquement de doigts.

Néanmoins, ce sentiment s’est gâté dès qu’elle s’est retrouvée seule, après que l’unique personnage plein de bon sens et de pragmatisme se soit fait avoir de la plus stupide des manières, à croire que l’auteur n’avait pas de meilleure idée pour s’en débarrasser et mener sa protagoniste à la solitude.

Solitude qui ne dure pas, puisque Ruby tombe bien vite sur Darius Spratt, un camarade de lycée qu’elle qualifie de nerd et critique toutes les dix lignes. Et autant je louais dans un premier temps son réalisme, autant non, à ce stade, elle devient juste débile. Ne pas penser à tout, c’est une chose. Ne pas penser à prendre de l’eau et des vivres quand on crève de soif, et surtout quand on est trop encombrée par les boutiques de mode qu’on a dévalisées, c’est juste complètement con.

Et qu’est-ce qu’elle vole ? Des pantalons ? Des bottes ? Non, des robes à sequins et des paires de tongs. DES TONGS ! Même en temps normal, aucun individu sensé ne porterait des tongs alors qu’il pleut des cordes, mais ces averses sont en plus MORTELLES ! Un détail, vous me direz, quand tous vos proches sont morts et que vous avez un accès illimité à des fringues de luxe…

Ce n’est pourtant pas ce qui m’a le plus découragée. Ni ça, ni les séances de maquillage, ni les états d’âme de Ruby. Non, le pire, ce sont les animaux. Car oui, notre héroïne végétarienne ou presque a le cœur sur la main, et entreprend donc de libérer toutes les sympathiques bestioles du voisinage, allant jusqu’à songer au hamster de Machin, et ce bien qu’elle oublie systématiquement ses propres cochons d’Inde.

Paix à l’âme de ces deux petits rongeurs, les vraies victimes de l’histoire, qui ne sont mentionnés qu’à trois reprises, et chaque fois en termes peu flatteurs (cœur sur la main, je vous dis !). Et voilà donc notre charmante (touss touss) Ruby partie pour un road trip en direction de Londres avec son équipe d’élite, composée de quatre chiens, dont un particulièrement malodorant, et du hamster.

Que c’est loooooong ! Toutes ces lignes, ces paragraphes, que dis-je, ces pages centrées sur les clébards ! Je n’avais qu’une envie, qu’elle les abandonne (et pourtant je me soucie plus du sort des animaux que des humains, d’ordinaire), ce qu’elle finira par faire, mais par hasard, ou parce qu’elle les oubliera (comprenez qu’on ne peut pas penser et aux petites culottes, et aux rouges à lèvres, et en plus au hamster à chaque étape du voyage). C’était bien la peine de nous bassiner avec !

Et même cette pluie mortelle, quoique intéressante au début, m’a laissée de plus en plus perplexe à mesure que j’avançais dans ma lecture. Si les bactéries tueuses ont pu survivre sur une météorite, pourquoi est-ce qu’elles se… quoi ? Évaporent ? Volatilisent ? en même temps que l’eau ? Pourquoi elles ne restent pas sur les surfaces qui ont été exposées à la pluie, comme le sol, les voitures ? Parce que ç’aurait sans doute été trop compliqué de rendre tout fatal, je suppose.

Tout n’est pas à jeter dans ce roman, l’atmosphère est oppressante et anxiogène, et j’ai aussi apprécié la façon dont la « crise » est traitée par l’armée et le gouvernement, c’est assez représentatif du monde tordu dans lequel on vit, néanmoins il y a de grooos soucis. Je terminerai cette duologie par curiosité, mais à ne pas lire si vous êtes amoureux de la logique et du bon sens, vous deviendriez fous !

Note : 3 / 5

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