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Les héritiers du fleuve T.1 : 1887-1914 – Louise Tremblay-D’Essiambre

Résumé

D’une rive à l’autre du Saint-Laurent, des familles attachantes aux destins entrecroisés voguent entre amitiés et rivalités, drames déchirants et bonheurs intenses. Nous voici au XIXe siècle, sur les rives du Saint-Laurent, là où le fleuve se mêle à la mer. Deux rives : celle du nord, aride, majestueuse, faite de falaises et de plages ; celle du sud, tout en vallons, en prés verdoyants et en terres fertiles. Des couples et leur famille : Alexandrine et Clovis, Albert et Victoire, Emma et Matthieu, ainsi que James O’Connor, Irlandais immigré, seul membre de sa famille ayant survécu à la traversée. Ces personnages plus grands que nature, plus vrais que la rudesse de l’hiver, plus émouvants que les larmes et les sourires qui se succèdent au rythme des marées, peuplent le premier tome des Héritiers du fleuve, une saga incomparable comme seule Louise Tremblay d’Essiambre sait en créer.

Avis

Ce premier tome des Héritiers du fleuve couvre une période de presque deux décennies, de 1887 à 1914. Les joies, les peines, les naissances, les deuils… se succèdent de part et d’autre du Saint-Laurent, dans les familles d’Emma, Alexandrine et Victoire, trois amies de longue date.

Ce roman n’a pas de fleuve que son titre. C’est une longue histoire pleine de personnages divers, qui s’étire dans le temps et en nombre de pages pour… pas grand-chose. Imaginez un livre qui détaillerait la vie de votre quartier, le quotidien insipide de vos voisins, et ce sur plus de vingt ans. Eh bien, vous obtiendrez Les héritiers du fleuve.

Les personnages ne sont pas vraiment voisins, et il y a une dimension historique puisque l’intrigue (si on peut appeler cela une intrigue), se déroule à cheval entre le XIXème et le XXème siècle, mais ce n’est pas passionnant pour autant. Ou seulement si on veut découvrir la vie de trois familles lambda au Canada à cette époque.

Et qui dit Canada dit évidemment patois local. J’avais déjà eu du mal avec le Pinocchio de Maude Royer, mais cette fois, je me suis résignée à survoler la plupart des dialogues, qui ne sont de toute façon pas les plus palpitants qui soient, à l’instar du récit en lui-même.

Si encore j’avais pu m’attacher aux personnages, j’aurais peut-être apprécié un tant soit peu ce roman, mais ce n’est pas le cas. Ils sont beaucoup trop creux. Dès qu’un évènement survient dans leur vie, on part sur une ellipse de plusieurs années. Difficile alors de partager leurs sentiments. Le deuil d’Alexandrine ? Hors-champ. La félicité de Victoire ? Hors-champ. La maladie de Lisbeth ? Hors-champ.

Tout ce qui pourrait être intéressant est survolé, tandis que l’auteur s’appesantit sur des éléments qui, à l’inverse, ne mériterait pas qu’on leur consacre plus de quelques lignes. On est vraiment à des lieues d’une œuvre aussi fascinante que Les oiseaux se cachent pour mourir.

Ce fut une lecture très monocorde, que je ne recommande pas.

Note : 2 / 5

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