Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer

L’inconnue du quai – Mary Kubica

Résumé

La générosité a souvent deux visages. Celui qu’on voit et l’autre, trouble. La première fois que je l’aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l’aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener… Hantée par l’image de cette jeune sans-abri et de son bébé, Heidi néglige l’avis de son mari et l’hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l’inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l’inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ? Peu à peu, la présence de l’inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales…

Avis

L’inconnue du quai s’appelle Willow. Sa route croise à plusieurs reprises celle de Heidi, qui finit par l’aborder et par l’inviter chez elle, avec son petit bébé, au grand dam de son mari et de sa fille Zoe, en pleine crise d’adolescence. Le séjour de Willow se prolonge, mais quel lourd secret cache cette jeune fille qui semble ne même pas être âgée de dix-huit ans ?

J’ai découvert Mary Kubica avec Une fille parfaite, un roman dont je conserve un souvenir plutôt positif. Malheureusement, je n’en dirais pas autant de celui-ci. Je l’ai trouvé long. Très long. Il y a beaucoup de descriptions, de détails inutiles, et surtout beaucoup de répétitions, que ce soit dans un même chapitre ou à l’échelle du livre, avec des précisions récurrentes.

Je n’ai jamais été fan des récits à la première personne à partir du moment où il y a une alternance de narrateur, et pour cause, une fois n’est pas coutume, il est extrêmement difficile de distinguer qui parle, bien que ce soit toujours indiqué en début de chapitre.

Les personnages sont antipathiques dans l’ensemble. Zoe ne sert à rien à part à jouer le rôle de l’ado en crise, Chris est l’homme qui préfère être n’importe où du moment que ce n’est pas chez lui, et Heidi la femme qui donne envie d’être n’importe où sauf chez soi. Seule Willow s’en sort honorablement, difficile de ne pas éprouver de la compassion pour elle avec ce qu’elle a traversé.

C’est d’ailleurs le point que j’ai le plus apprécié dans ce roman, la façon dont l’auteur aborde le sujet des orphelins, de ces frères et sœurs que l’on n’hésite pas à séparer, de ces enfants qui s’achètent comme de vulgaires marchandises, mais uniquement les plus jeunes, parce que les aînés n’intéressent personne, le tout couronné par l’aveuglement et l’égoïsme des adultes.

Après avoir été très lent à se mettre en place, le livre se conclut à l’inverse dans la précipitation, en queue de poisson. Si l’on connaît le devenir de Willow, il n’en va pas de même pour Heidi et sa famille. Quand, enfin, les choses commencent à gagner en profondeur… Fin. Bon nombre d’éléments restent en suspens, notamment du côté d’Heidi.

Pour toutes ces raisons, je ne recommande pas cette lecture, au mieux passable. Si vous souhaitez découvrir la plume de Mary Kubica, je vous invite plutôt à vous tourner vers Une fille parfaite. Quoiqu’il s’agisse de son premier roman, il est un ton au-dessus de celui-là.

Note : 3 / 5

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :