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Lucy et le chien de l’espace – Will Buckingham

Résumé

Lucy adore l’espace, les fusées et son chien, Laïka. Sûre de ses compétences, elle construit Prototype I, le vaisseau qui l’emmènera loin de la Terre au côté de Laïka. Mais Lucy a oublié d’intégrer dans ses calculs une donnée très importante : la curiosité et la maladresse de son basset hound. D’un coup de truffe, Laïka active la fusée et part pour un très long voyage dans l’espace…

Avis

Lucy et le chien de l’espace est un roman jeunesse illustré dans lequel Laïka, une chienne pas très intelligente mais amicale, embarque par accident à bord du vaisseau spatial construit par sa jeune maîtresse et s’envole pour l’ici, le là et l’immensité de l’espace, laissant derrière elle une Lucy profondément attristée par la disparition de sa fidèle amie.

Merci beaucoup à Babelio et aux éditions Lucca pour ce service presse. Je pense que ce livre pourra séduire le jeune public auquel il s’adresse, a fortiori si ses lecteurs sont fascinés par l’espace, mais pour ma part, je n’ai pas réussi à accrocher, en raison de l’ambivalence du récit.

La théorie de la relativité et plus globalement la science sont au cœur de ce roman, pourtant rien, absolument rien, n’est crédible. Je veux bien qu’une collégienne soit capable d’assimiler par elle-même des lois complexes et de réaliser d’impressionnants calculs de tête, mais construire dans son jardin un vaisseau spatial en matériaux de récupération non seulement en mesure de voler à travers la Voie Lactée, mais aussi de flirter avec la vitesse de la lumière, ça coince pour moi…

Que pour moi, cependant, car dans l’intrigue, cela n’a l’air d’interpeler personne. Son père pense bien, un bref instant, que sa fille est extrêmement brillante pour avoir accompli un tel exploit, mais quand elle explique aux gens ce qui est arrivé à son chien, personne ne semble s’étonner qu’elle ait fabriqué une fusée fonctionnelle. Et ladite fusée… Nul ne l’a remarquée, pendant qu’elle s’éloignait de la surface de la Terre ? La NASA, par exemple ?

Et pour rester sur le vaisseau spatial, ce n’est pas un peu du gâchis que Lucy choisisse de devenir astronome quand, à la vue de ses compétences précoces, elle aurait pu révolutionner l’ingénierie une fois adulte ? D’ailleurs, elle obtient le prix Nobel de physique, mais pour quoi ? Pour quelles découvertes ? Quelles avancées ? C’est un aspect sur lequel j’aurais aimé voir l’auteur s’attarder.

Même à la fin, une capsule inconnue et ultra-perfectionnée se pose sur Terre, et… Rien. Un peu de surprise, tout au plus, mais personne se demande d’où elle vient ni qui l’a conçue. Et c’est ce qui m’amène à l’aspect qui m’a le plus dérangée : la partie concernant Laïka. Attention, spoilers dans le paragraphe suivant !

Un vaisseau rempli de chiens ? Qui vivent sur une planète où il n’y a rien d’autre que des arbres, des rivières et des lapins à trois oreilles ? Même en admettant qu’il s’agisse d’une race canine supérieurement intelligente, comment (et avec quoi) ont-ils construit un appareil aussi sophistiqué que le leur ?

Fin des spoilers. Voilà vraiment mon gros souci avec ce livre. Il fait la part belle à la science, or scientifiquement parlant, il ne tient pas debout. Et autant il aborde des éléments assez complexes (la relativité, la vitesse de la lumière…), autant il le fait sur un ton très (trop) enfantin, avec des répétitions simplistes à outrance, peut-être distrayantes au début, mais pesantes à la longue (pitié, que je n’entende plus jamais « l’ici, le là et l’immensité de l’espace » !).

Encore deux autres petits reproches, et promis je m’arrête. Le premier, c’est que Lucy dédit sa carrière et la voie qu’elle a suivie à Laïka, pourtant ce n’est pas parce que sa chienne a disparu dans l’espace qu’elle s’est intéressée aux étoiles, mais parce qu’elle était déjà attirée par les étoiles que sa chienne les a (littéralement) rejointes.

Le second, c’est le manque de suspens. Dès que Lucy évoque la théorie de la relativité, on devine ce qui va se passer, et surtout, difficile, quand on connaît le film, de ne pas voir dans le déroulement de ce roman un Interstellar pour les moins de douze ans…

Malgré cette critique fortement négative, je donne la moyenne à ce livre, car je pense que je l’aurais davantage aimé petite fille, quand j’avais déjà la tête tournée vers les étoiles. J’aurais passé outre le manque de réalisme et de cohérence pour apprécier l’histoire en elle-même, portée, je le concède bien volontiers, par une sympathique Laïka et d’agréables illustrations.

Note : 2.5 / 5

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