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Artémis – Andy Weir

Résumé

Jasmine Bashara, dite Jazz, une jeune femme d’origine saoudienne, vit sur Artémis depuis l’âge de six ans. Elle connaît la cité lunaire comme sa poche : ses cinq bulles où se répartissent toutes les classes sociales, du plus riche au plus misérable, ses lois si particulières – et pas seulement gravitationnelles – et sa corruption. La vie sur Artémis est rude quand on n’est pas un riche touriste ou un milliardaire. Jazz rêve d’une vie meilleure, et son job de porteuse (elle livre à domicile les denrées légales et de contrebande importées de Terre) ne lui promet guère d’évolution. Une chose est sûre : elle ne compte pas dormir toute sa vie dans un « cercueil », ces couchettes ultra réduites où se serrent les pauvres. Quand un de ses riches clients lui propose un job risqué, elle ne peut pas refuser : c’est un défi bien payé. Mais elle ne se doute pas qu’elle prend part à une conspiration politique dont le but est de renverser le pouvoir sur Artémis, et de prendre le contrôle des 2000 âmes qui vivent sur la Lune…

Avis

Artémis est le nom porté par la première (et seule) ville lunaire, en référence à la déesse grecque éponyme. Jazz y vit depuis qu’elle est enfant. Officiellement coursière, officieusement contrebandière, elle souhaite s’enrichir afin d’accomplir un objectif connu d’elle seule. Aussi, quand l’un de ses clients lui demande de se lancer dans une opération de sabotage en échange d’un million de GPD, la monnaie locale, elle accepte sans hésiter.

J’avais plutôt bien aimé Seul sur Mars, malgré d’interminables longueurs dues à un aspect scientifique trop poussé pour les non-initiés / passionnés, mais je n’en dirai malheureusement pas autant de ce livre.

Déjà, ce fameux aspect scientifique est toujours trop présent, version soudure, cette fois. J’aurais pu le surmonter aisément en survolant les passages en question, comme j’avais fini par le faire avec Seul sur Mars, sauf que le reste ne m’a pas convaincue non plus.

Jazz est détestable. Odieuse. Vulgaire. Égoïste. Autant avec Dale, je peux le concevoir, elle a une bonne raison de lui en vouloir, autant avec les autres, elle est juste insupportable. Même sa motivation, qui pourrait être sa seule noblesse, est gâchée par ses choix. Car oui, c’est bien connu, le meilleur moyen de réparer ses erreurs et de se racheter une conduite, c’est en sombrant dans l’illégalité la plus totale.

Je n’ai ressenti aucune empathie pour elle et pour les ennuis qu’elle s’attire. Tout, absolument TOUT, est de sa faute, et elle ne fait que se prendre des retours de bâton légitimes. Je dirais même qu’elle s’en sort un peu (beaucoup) trop bien. Parce qu’en dépit de ses défauts, elle est trop forte, trop intelligente, trop douée, trop débrouillarde, trop indestructible… Bref, même quand la situation lui échappe, elle trouve toujours un moyen de l’arranger.

Le pire, c’est qu’elle arrive à fédérer toutes les personnes dont elle a besoin parce que… Parce que quoi, au juste ? Parce qu’ELLE s’est mis la mafia à dos, mais la mafia était là depuis le début et ne dérangeait pas spécialement le reste d’Artémis, du moins jusqu’à ce que Trond et Jazz ne viennent la provoquer en marchant sur ses platebandes.

Tout n’est pas mauvais dans ce roman, les personnages secondaires sont assez intéressants, notamment Svoboda que j’ai beaucoup apprécié, mais vraiment, l’héroïne me sort par les yeux, et c’est d’autant pire qu’elle s’adresse à maintes reprises directement au lecteur, un procédé dont je ne suis pas fan du tout.

Pour ce qui est d’Artémis, je suis partagée. Autant cette ville lunaire m’a paru crédible dans l’ensemble, autant sa sécurité m’a fait lever les yeux au ciel. Sérieusement ? Deux milles habitants, auxquels s’ajoutent ponctuellement des touristes arrivés en droite ligne de la Terre (on peut donc s’attendre à un voyage encadré, pas à un groupe de vacanciers perdus qui auraient raté une bretelle d’autoroute), et pourtant il est aussi simple de se présenter à l’accueil d’un hôtel sans y être client pour récupérer un Gadget sous une fausse identité ? De disparaître de la circulation en se tapissant au sous-sol dans une cavité de maintenance ?

Et à côté de ces facilités, il y a les complications. Beaucoup, beaucoup de complications ! Là encore, comme dans Seul sur Mars, les rebondissements consistent en une succession d’évènements qui vont de travers. Pas une fois, pas deux fois, mais systématiquement, ce qui devient assez lassant, au bout d’un moment.

Je ne recommande pas cette lecture, mais si vous ne craignez pas d’être rebutés par Jazz comme je l’ai été, vous pouvez toujours tenter de vous y plonger.

Note : 3 / 5

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