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Reste avec moi – Ayobami Adebayo

Résumé

Yejide et Akin vivent une merveilleuse histoire d’amour. De leur coup de foudre à l’université jusqu’à leur mariage, tout s’est enchaîné. Pourtant, quatre ans plus tard, Yejide n’est toujours pas enceinte. Ils pourraient se contenter de leur amour si Akin, en tant que fils aîné, n’était tenu d’offrir un héritier à ses parents. Jusqu’au jour où une jeune femme apparaît sur le pas de la porte. La seconde épouse d’Akin. Celle qui lui donnera l’enfant tant désiré. Bouleversée, folle de jalousie, Yejide sait que la seule façon de sauver son mariage est d’avoir un bébé. Commence alors une longue et douloureuse quête de maternité qui exigera d’elle des sacrifices inimaginables.

Avis

Reste avec moi est un drame centré sur Yejide, une jeune femme qui désespère d’avoir un enfant après quatre années de mariage stériles. La pression s’intensifie autour de son couple, et atteint son paroxysme avec l’apparition d’une deuxième épouse dans la vie de son mari, Akin. Yejide ne supporte ni cette trahison de la part de celui qu’elle aime, ni l’absence d’enfants qui la pousse peu à peu vers la folie.

Je n’attendais rien de particulier de ce livre, l’ayant obtenu plus ou moins par hasard et n’étant pas spécialement attirée par le résumé. Ce n’est pas du tout mon genre de lecture, aussi m’y suis-je plongée avec réticence, une réticence confortée par les premiers chapitres.

Il est assez difficile d’entrer dans cette histoire, qui effectue beaucoup d’allers-retours entre le présent et le passé. La chronologie manque de fluidité, et j’ai parfois eu l’impression que certains éléments se contredisaient d’un passage ou d’un point de vue à l’autre.

Il m’a également fallu un temps pour m’habituer à la culture et aux coutumes des personnages. L’intrigue se déroule au Nigéria, où les hommes pratiquent la polygamie, où les épouses rivalisent entre elles, et où le fait d’avoir une descendance revêt une importance capitale. J’ai néanmoins fini par m’y habituer. En revanche, les termes étrangers m’ont gênée.

Je ne comprendrai jamais cette manie de laisser des mots dans la langue que les personnages sont censés parler couramment, pas seulement dans ce roman, mais dans bon nombre d’histoires qui ont pour cadre un pays non francophone ou anglophone (mention spéciale pour tous les récits se déroulant en Italie que j’ai lus dans ma vie…)

Enfin, passés cette introduction et ces quelques griefs… Eh bien, j’ai commencé à apprécier ce livre, essentiellement pour ses protagonistes. Je les ai trouvés vraiment bien développés, avec leur caractère, leurs problèmes, leur manière de les affronter (ou de les fuir). Ils ne sont pas manichéens, bien au contraire, ils ont tous plus ou moins de défauts, et malgré tout, j’ai eu de la compassion pour la plupart d’entre eux, même Akin en dépit de ses torts.

Je regrette toutefois que sa seconde épouse ne soit pas davantage exploitée, en particulier l’évènement marquant la concernant, qui n’a guère plus d’impact que de conséquences. Elle disparaît de l’intrigue presque aussi brusquement qu’elle est y entrée.

Cela ne m’aurait pas empêchée de considérer ce roman comme très bon, voire excellent, s’il n’y avait pas eu la fin. J’ai été extrêmement déçue par les derniers chapitres, qui ont changé mon opinion sur la qualité d’écriture des personnages.

J’ai conscience que Yejide a traversé beaucoup d’épreuves, et qu’elle a beaucoup souffert, mais je trouve que cette histoire s’achève avec bien trop d’indulgence à son égard, comme si son comportement n’était pas blâmable, comme si c’était même elle qui était à plaindre pour la façon déplorable dont elle s’est conduite avec Roitimi. J’aurais aimé que ses actes lui soient, sinon reprochés, au moins pas balayés aussi facilement.

J’ai apprécié ce livre, j’ai apprécié de découvrir une nouvelle culture (aussi discutable soit-elle à certains égards), ainsi que les troubles politiques traversés par le Nigéria (et omniprésents en arrière-plan), mais je l’aurais bien plus aimé sans une fin aussi facile et clémente pour l’héroïne, qui a mon goût ne la mérite pas.

Note : 3.5 / 5

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