La malédiction de Catacomb Hill – Charlotte Salter

Résumé

Dans un monde cerné par des mers remplies de monstrueuses créatures, les parents de Sophie, 12 ans, pris d’un soudain accès de fièvre marine, décident de vendre leur fille comme servante afin de se payer des tickets pour le Nouveau Continent, loin des monstres et de l’océan. La jeune fille est désormais emprisonnée dans le manoir de l’île de Catacomb Hill, un endroit inquiétant, habité par des êtres à moitié fous : La Cuirassée, l’imposante maîtresse des lieux, veuve de Laurel, inventeur de génie, mort noyé quelques années plus tôt, et ses fils, Ralf et Gail, jumeaux fourbes et cruels. Le travail de Sophie consiste à nourrir les créatures marines afin de les empêcher de s’en prendre à la maison. Le jeune fille doit aussi composer avec la cruauté de la Cuirassée et de ses fils. En fouillant la maison, elle retrouve des messages des précédentes domestiques qui révèlent ne plus supporter la vie dans le manoir. Mais se sont-elles enfuies ou ont-elles été dévorées par les monstres marins ? Pour réussir à quitter le manoir maudit, Sophie décide d’aider Cartwight, le neveu chéri de Laurel, dans sa quête : retrouver la Boîte aux Monstres, dernière invention de son oncle, censée guérir l’épidémie de fièvre marine qui a décimé le pays de tous ses habitants, soudain frappés de folie. Mais peut-elle se fier à lui ? Les jumeaux sous-entendent que leur cousin ne serait pas étranger à la disparition des anciennes servantes…

Avis

Dans La malédiction de Catacomb Hill, Sophie, douze ans, est vendue par ses parents comme domestique dans un manoir pendant qu’eux fuient vers le Nouveau Continent. Son emploi consiste désormais à nourrir les créatures marines déchaînées, et à éviter si possible de devenir le repas, ce qui n’est pas facile, avec les diaboliques jumeaux Ralf et Gail qui n’aspirent qu’à se débarrasser d’elle.

Le point fort de ce livre est assurément son atmosphère, glauque et sordide à souhait. Les premières pages annoncent la couleur, avec une ville abandonnée et des individus atteints de fièvre marine qui fuient en masse vers un paradis au-delà des mers. Cette ambiance m’a un peu rappelé Salencre-sur-Mer et la Bête bombinante des Fausses bonnes questions de Lemony Snicket.

Le manoir est lui aussi oppressant à souhait, mais je me suis assez vite perdue dans ses labyrinthes, au sens propre comme au sens figuré. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai lu le livre le soir en étant ensommeillée, mais plus j’avançais dans ma lecture, plus je décrochais. J’avais du mal à me retrouver dans ces dédales de couloirs et de galeries qui paraissaient assez grands pour s’y égarer, et en même temps où les jumeaux semblaient partout à la fois.

Au niveau des personnages, autant j’ai apprécié Cartwright et Caillasse, autant Sophie m’est apparue comme assez antipathique. Je n’ai pas réussi à m’attacher à elle, et de ce fait, j’ai eu du mal à la plaindre ou à compatir à ses malheurs. J’attendais qu’on en apprenne davantage à son sujet, persuadée qu’un mystère l’entourait, mais pas du tout. Pourquoi s’attarder autant sur ses cheveux blancs et ses six orteils, en fin de compte ?

Dans l’ensemble, toutes les révélations sont décevantes. L’intrigue se traîne autour de la quête de la fameuse Boîte à monstres, et j’ai levé les yeux au ciel quand la course poursuite a commencé, retardant encore des explications qui s’étaient pourtant suffisamment fait désirer. Et quelles explications… Outch !

J’hésite entre la grosse facilité scénaristique et la poudre de scénarium. C’est tellement simple que c’en devient complètement tiré par les cheveux. Non, pour moi, cette conclusion n’explique absolument pas comment des pieuvres et autres créatures sous-marines ont pu devenir cinglées au point de dévorer os / humains / maisons / autres, ni comment des gens ont pu se dire que c’était une bonne idée de partir en bateau vers un Nouveau Continent que personne n’a jamais vu alors que, visiblement, lesdites bestioles avalent tout ce qui s’aventure ne serait-ce que le long de la côte.

Idem en ce qui concerne les jumeaux. Ils sont juste très, très méchants, au point de se demander pourquoi personne n’a tenté de les jeter à la mer avant (autrement qu’à l’aide d’un plan tellement alambiqué qu’il s’est soldé par un désastre).

Toute la tension et les bonnes idées que contenait ce roman tombent à plat dans les dernières pages. Dommage, parce qu’il y avait vraiment une atmosphère réussie et des éléments intéressants, mais je ressors globalement déçue de cette histoire. D’autres sauront sûrement l’apprécier plus que moi.

Note : 3 / 5

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