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La Légende de Grace Darling – Hazel Gaynor

Résumé

L’histoire vraie d’une héroïne de l’ère victorienne. 1838, Nord de l’Angleterre. Fille de gardien de phare, Grace Darling est heureuse et ne veut pour rien au monde quitter le phare de Longstone. Lorsque son père et elle sauvent des victimes d’un naufrage, Grace devient malgré elle une véritable héroïne à travers toute l’Angleterre. Un jour, un peintre est mandaté pour faire son portrait et tombe sous son charme… Un siècle plus tard, la jeune Matilda Emmerson tombe enceinte. Elle est alors envoyée auprès de Harriet, une gardienne de phare, jusqu’à ce que son bébé naisse. Lorsque la jeune femme tombe par hasard sur un portrait inachevé, elle comprend que sa famille lui cache un lourd secret… Alors qu’elles vivent à cent ans d’écart, ces deux femmes, partageant le même courage que leur inspire l’amour, se retrouveront liées pour toujours.« Ils disent que je suis une héroïne, mais je ne mérite pas un tel honneur. Je suis juste une jeune femme ordinaire qui accomplit son devoir. »

Avis

La Légende de Grace Darling est un roman inspiré de l’histoire vraie de la jeune femme éponyme, et se déroule en deux temps. Une partie met en scène Grace et le sauvetage héroïque auquel elle a pris part au XIXème siècle, et l’autre Matilda, en 1938, exilée chez une parente éloignée pour cacher sa grossesse hors mariage.

Je n’ai pas vraiment de critiques « objectives » à faire sur ce livre, donc je ne suis pas surprise que beaucoup de gens l’apprécient, mais en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché, pour tout un tas de raisons.

Déjà, je n’aime pas (de manière générale) l’alternance de narrations à la première personne, et autant dire j’ai été gâtée avec ce roman, puisqu’elles sont de surcroît entrecoupées de passages à la troisième personne.

Ensuite… À force de la voir partout (et souvent employée à tort et à travers selon moi), je fais une overdose de l’expression « femme forte et indépendante ». Dire qu’elle me sort par les yeux serait un euphémisme, et en l’occurrence, j’ai eu plus que ma dose. Prenez les dernières pages :

« L’image d’une femme forte et courageuse qui a sacrifié sa vie pour que je puisse vivre la mienne. Je lui parlerai de sa valeureuse grand-mère, Harriet Flaherty et de toutes les femmes braves qui l’ont précédée. »

« La vie sera toujours un peu biscornue mais je sens les femmes de mon passé marcher à mes côtés et me donner la force d’avancer, quelles que soient les difficultés qui m’attendent. »

« Elle lève vers moi ses yeux qui ont la couleur de la mer en hiver et j’y lis une grande sagesse, comme si elle comprenait qu’elle n’est pas uniquement ma fille mais qu’elle est la somme des générations de femmes fortes qui l’ont précédée et dont l’écho résonne dans son âme. »

Tout ça en l’espace de quelques paragraphes. Je crois que c’est bon, on avait compris l’idée sans avoir besoin de l’appuyer avec un marteau, une masse et une batte de baseball. Et si on ajoute à cela « Je suis à la fois la mère et le père de Grace »… Eh bien, j’ai le sentiment que cette conclusion donne une image facultative et négligeable des hommes, comme s’ils ne comptaient pas, comme s’ils n’avaient même jamais joué un rôle (ce qui est faux, coucou M. Darling).

Enfin, j’ai trouvé cette histoire très creuse. On pourrait facilement la résumer par « Grace est humble, courageuse et héroïque » et « Matilda veut s’émanciper après s’être rebellée face à sa mère », parce qu’il ne se passe pas grand-chose d’autre. La construction de ce roman m’a un peu rappelé Mon dernier continent, où le récit non chronologique semblait essayer de compenser la pauvreté de l’intrigue.

Dans ces deux livres, il y a de sublimes descriptions (je m’incline devant leur beauté indéniable), mais… C’est à peu près tout. Le scénario aurait pu tenir en deux fois moins de pages que cela n’aurait guère fait de différence. L’attention que Grace subit à la suite de son acte héroïque est très redondante, et du côté de Matilda, on sent venir de loin le secret de famille.

Je vous invite à lire cette œuvre si vous souhaitez vous faire votre propre avis, car comme je l’ai mentionné plus haut, mes griefs reposent vraiment sur un ressenti très personnel. D’ailleurs, j’ai tout de même apprécié quelques éléments, notamment le phare, qui m’a évoqué le merveilleux Une vie entre deux océans.

Note : 3 / 5

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