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Les contes interdits : Pinocchio – Maude Royer

Résumé

Une maison insalubre accumulant les jouets d’un vieux sculpteur alcoolique. Un manipulateur vicieux trouvant l’extase dans le mensonge et la torture. D’infâmes parents accusés d’un crime inimaginable, à qui on ne confierait même pas un chat. Un garçon ayant l’audace de croire qu’il peut servir de conscience à un être abject. Un voeu, celui de se libérer du passé, qu’une mystérieuse femme aux cheveux bleus aurait le pouvoir d’exaucer.

Avis

Pinocchio, alias Patrick Nocchio, se réveille à l’hôpital après une tentative de suicide qui l’a rendu amnésique. Il est confié à son grand-père, un homme qui vit au milieu de centaines de marionnettes, dans la crasse et la puanteur, et qui ne se nourrit que de denrées périmées depuis au moins une décennie. Ce n’est cependant que le début de l’horreur…

Encore un avis partagé sur un Conte Interdit. Les personnages et l’intrigue sont beaucoup mieux développés que le scénario superficiel du Petit Chaperon Rouge, et l’ensemble est un peu plus sombre et glauque que Boucle d’or, mais…

Interprète ? Interprète ! Je sais que ces récits sont en québécois, néanmoins ils restaient compréhensibles jusqu’à présent. Là, j’ai eu un mal fou à progresser dans ma lecture, ponctuée de « ostie », « crisse », « ben » et autres tournures très locales, sans parler des dialogues oralisés à outrance.

Et cette histoire m’a paru d’autant plus longue qu’elle n’avance pas. On suit pendant au moins un tiers du livre les petites combines de Patrick, qui ne mènent strictement nulle part. La volonté de l’auteur de glisser un maximum de références au conte original est louable, mais je me questionne sur la pertinence de chacun de ces éléments, qui ne font que remplir le roman.

Enfin, comme je l’avais déjà relevé avec les précédents contes, j’ai l’impression que le côté « interdit » n’est pas du tout assumé. Je m’attendais à trouver du gore, du sordide, de l’horreur… Alors certes, on a des thèmes infâmes qui sont évoqués, quelques-uns qui sont un minimum exploités (notamment la maltraitance animale), mais cela reste très léger.

J’ai beaucoup plus été dérangée par un roman comme Qui sème le vent (Marieke Lucas Rijneveld) que par ce Conte Interdit, et je continue à me demander pourquoi avoir lancé ce concept (à part pour vendre) si ce n’est pas pour aller jusqu’au bout. Parce que globalement, je ne trouve rien dans ces livres que je n’ai pas croisé dans d’autres qui ne se collent pourtant pas une étiquette sur le dos.

J’avais pensé arrêter là mon chemin avec les Contes Interdits, mais j’ai entre-temps réussi à me procurer le « fameux » Hansel et Gretel… Je verrai donc s’il correspond davantage à la vision que je me faisais de ces récits.

Note : 2 / 5

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