Le Poids du monde – David Joy

Résumé

Après avoir quitté l’armée et l’horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches. N’ayant nulle par où aller, il s’installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons. Là, il renoue avec son meilleur ami, Aiden McCall. Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aider se retrouvent soudaine avec une quantité de drogue et d’argent inespérée. Cadeau de Dieu ou du diable ?

Avis

Le Poids du monde est le second roman de David Joy, dans lequel l’auteur met en scène trois protagonistes : Aiden, Thad (son meilleur ami) et April (la mère de ce dernier). Thad, brisé par la guerre, se noie dans la drogue, pendant qu’Aiden désespère de trouver le moyen de fuir le coin dans lequel ils ont grandi avant que cet endroit ne les détruise pour de bon.

Ayant adoré l’atmosphère noire et cruelle de Là où les lumières se perdent et entendu énormément de bien à propos de cet autre roman, j’étais vraiment impatiente de me lancer dans la lecture du Poids du monde, tout en la repoussant sans cesse, et à raison peut-être.

Je ne sais pas si je l’ai lu en étant dans de mauvaises dispositions, ou si j’en attendais trop, ou si c’est parce que j’avais cette fois un avant-goût de la plume de l’écrivain (Là où les lumières se perdent était une totale découverte pour moi), mais en tout cas, je n’ai pas été prise aux tripes comme cela a été le cas avec son tout premier livre.

J’ai mis du temps à m’attacher aux personnages, à Thad encore plus qu’à Aiden. Sa propension à se jeter tête baissée dans les ennuis (au point, en l’occurrence, de les provoquer) m’a agacée et n’a pas été sans me rappeler celle de Jacob McNeely. Tout comme lui, les deux amis sont drogués, passifs, et pourtant j’ai fini par les comprendre, par éprouver de la compassion, et même par m’identifier à eux (enfin, à Aiden).

Je me suis reconnue dans son besoin de fuir, de s’arracher à une terre oppressante qu’il accuse de tous ses maux, mais surtout dans sa peur de le faire seul, de la nécessité d’avoir quelqu’un à ses côtés pour oser franchir le pas… quitte à laisser passer sa chance.

Si je n’ai pas été aussi happée que par Là où les lumières se perdent, j’ai tout de même été très touchée par cet aspect-là de l’œuvre, qui m’a vraiment beaucoup parlé. J’aime aussi le pessimisme qui se dégage des récits de David Joy, de quoi combler tous ceux qui, comme moi, ne sont pas amateurs de happy end.

D’ailleurs, que dire de cette fin, si ce n’est qu’elle est parfaite ? Le roman en lui-même souffre de quelques longueurs, mais je ne pense pas qu’il aurait été possible de lui offrir une meilleure conclusion, tellement dans le ton de l’atmosphère générale.

Je recommande ce roman (ainsi que Là où les lumières se perdent) aux lecteurs qui souhaitent découvrir un récit exhalant la noirceur du monde et de l’âme humaine. Je suivrai avec intérêt la suite de la carrière de cet auteur, notamment en me procurant Ce lien entre nous dès sa sortie en poche !

Note : 4 / 5

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