Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer

Le Magasin des Suicides – Jean Teulé

Résumé

Avez-vous raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humer sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Avis

Le Magasin des Suicides est le nom d’une boutique prospère que tient la famille de Mishima depuis plusieurs générations. Avec sa femme et ses deux enfants, ils satisfont la clientèle pressée d’en finir avec la vie, mais la naissance d’Alan, un garçon dont la joie et le sourire contraste avec la déprime ambiante, va bouleverser leur équilibre.

J’ai vu le film d’animation il y a quelques années de cela, et je garde un très bon souvenir de son intrigue à la fois glauque et hilarante. Après tout ce temps, j’ai décidé de me lancer dans le roman, en lecture commune avec La Plume critique et un autre ami, et je dois avouer que je suis un peu déçue.

Peut-être parce que le récit diverge sur de nombreux points de l’adaptation cinématographique, ou peut-être aussi parce que je suis attachée à la patte visuelle très marquée du film d’animation, qui colle parfaitement à l’atmosphère de l’histoire. En tout cas, je l’ai trouvé un peu moins… frappant.

J’ai tout de même bien aimé l’humour, mais ce à quoi je n’ai absolument pas accroché, c’est à la plume de l’auteur. Pas pour sa crudité, c’est un point qui (pour une fois) ne m’a pas spécialement dérangée, mais pour tout le reste. J’ai eu l’impression de lire un auteur de fanfiction débutant qui n’a pas encore trouvé son style et qui alterne tout du long avec des images pas toujours limpides, du familier, du soutenu… Vraiment, le gros point noir pour moi.

L’autre point négatif, c’est l’univers qui n’est pas exploité jusqu’au bout. On est dans le futur, on le comprend très clairement avec l’évocation des catastrophes dont la Terre a souffert et de la télévision holographique ou je ne sais quoi, MAIS… À côté de ça, les « fournitures suicide » restent somme toute assez classiques (poisons divers, corde pour se pendre, pistolets…) À l’exception du Death Kiss, un peu original, tout le reste fait très (trop) XX-XXIème siècle. Un peu d’imagination à ce niveau aurait renforcé le cadre futuriste, au lieu de quoi il n’en demeure… eh bien, qu’un cadre.

Enfin… La fin. L’élément qui me laisse le plus perplexe dans ce roman. Je ne comprends pas. Pas du tout. Ou plutôt si, j’ai compris le quoi, mais le pourquoi reste un mystère pour moi. Autant l’évolution de la famille Tuvache est compréhensible (quoique trop rapide à mon goût, le roman aurait mérité une cinquantaine de pages de plus pour mieux exploiter ses personnages), autant je ne m’explique pas ce revirement final. Un dernier coup de théâtre ? Certes, la surprise est là, mais ce n’est pas tout de surprendre, il faut encore que cela ait du sens, or je n’en vois aucun à cette conclusion.

Je suis vraiment partagée sur cette lecture. Il y a des choses que j’ai appréciées, d’autres beaucoup moins, et je pense que dans l’ensemble, mon avis est biaisé par le souvenir impérissable laissé par l’adaptation cinématographique. Je vous invite à lire ce livre et à vous faire votre propre idée : il est si court que même si vous ne l’appréciez pas, en deux heures, ce sera bouclé.

Note : 3 / 5

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :