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Les Lettres de Rose – Clarisse Sabard

Résumé

Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait…

Avis

Les Lettres de Rose sont un roman feel good mettant en scène Lola (alias Chouquette), amenée à partir pour une petite ville de campagne après avoir reçu l’appel d’un notaire qui l’informe de la mort de sa grand-mère biologique. Sur place, elle découvre le passé de sa famille et les raisons qui l’ont conduite à être confiée à des parents adoptifs.

Il faut savoir une chose avant que je me lance dans la chronique de ce roman, c’est que je déteste les œuvres feel good. Je m’en suis d’ailleurs aperçue grâce à Clarisse Sabard (désolée !) et à son autre roman La plage de la mariée, que j’ai acheté en même temps que celui-ci, sans avoir encore conscience de l’aversion qu’allait m’inspirer ce genre. J’ai tout de même décidé de le lire, étant donné qu’il correspondait au thème de ma PAL mensuelle, mais il partait avec un gros handicap de départ.

Alors, contre toute attente, j’ai préféré ce livre à La plage de la mariée, mais j’ai tout de même eu l’impression d’avoir affaire dans les grandes lignes à un scénario similaire. Une héroïne qui laisse la vie qu’elle mène derrière elle pour se lancer à la poursuite de ses origines, un petit village perdu où tout le monde connaît tout le monde, le coup de foudre avec un bel inconnu local…
La différence majeure entre ces deux romans, c’est l’omniprésence du passé, et c’est ce qui fait pencher la balance en faveur de celui-ci. La vie de Louise et Martin a réussi à éveiller mon intérêt, là où, comme je m’y attendais, les évènements présents n’y sont pas parvenus.

Comme dans La plage de la mariée, j’ai eu beaucoup de mal avec le côté Bisounours et l’héroïne qui débarque dans un village où tout le monde (ou presque) est adorable, tellement adorable que Lola n’hésite pas à leur raconter sa vie alors qu’elle les connaît à peine. Et je ne parle même pas de la happy end ! Je sais que c’est inhérent au genre plus qu’à ce roman en particulier, mais quand même… Trop, c’est trop ! En l’espace de quinze jours, Lola trouve à s’épanouir dans tous les aspects de son existence : familial, sentimental et même professionnel. Un carton plein difficilement crédible à mon goût (mais bon, je suis une pessimiste notoire, prenez donc cela comme une remarque purement subjective).

Pour en revenir au passé, et ce en dépit que je l’aie préféré, j’ai tout de même eu du mal à cerner les motivations et les actes de certains personnages. Par exemple, je ne comprends pas ce que le mariage de Rose aura apporté à Louise (hormis le fait de garder sa fille sous sa coupe, mais à quel prix, et à quelle fin, surtout ?). De même, je ne comprends pas comment Richard a pu monter dans ce train. Qu’est-ce qui l’empêchait de rester ou au moins de dire la vérité à Rose, d’une manière ou d’une autre, afin qu’elle sache à quoi s’en tenir vis-à-vis de Louise ? Pour quelqu’un qui l’aime autant, il a vite battu en retraite.

Rose, par la suite, se qualifie, à l’instar de sa mère, de « femme forte ». Une expression qui, je dois l’avouer, me sort par les yeux à force de la voir partout pour qualifier des héroïnes qui… Qui quoi, d’abord ? Je ne saurais le dire. Parce qu’au final, c’est quoi, une femme forte ? Louise, à la limite, je veux bien, elle a su s’affirmer et prendre les rênes de sa vie, mais Rose ? Pour moi, elle s’est surtout soumise au destin que sa mère a choisi pour elle et en a subi les conséquences, au point d’en devenir aigrie, ce qu’elle reconnaît elle-même.

Enfin, je dois avouer que j’ai eu du mal avec les… goûts de l’auteur. Parce que bon, je n’ai rien contre Clovis Cornillac, mais les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour le qualifier ne sont pas « sexy en diable », or c’est à lui qu’est sans cesse comparé Jim, le bel Apollon qui fait chavirer le cœur de Lola, et en ces termes élogieux. Libre à l’héroïne / l’auteur de fantasmer sur ce cher Clovis, mais quand, en tant que lectrice, on n’a pas la même vision, le ressenti ne colle pas avec ce qu’on lit. Clarisse Sabard aurait mieux fait de s’en tenir à une description, plutôt qu’à une comparaison (ou à Gaspard Ulliel, à la limite…)

Pour conclure… Eh bien, je dirais que si vous aimez les romans feel good, vous apprécierez celui-ci, et si vous hésitez à vous lancer, ne vous fiez pas forcément à ma chronique, puisque j’ai un gros parti pris contre ce genre. À défaut d’être objective, je préfère être honnête et l’admettre !

Note : 3 / 5

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