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Le Bruit des pages – Livia Meinzolt

Résumé

2016, Paris. La jeune Éva hérite d’une vieille librairie dans le quartier de la Butte aux Cailles. Les seules exigences du propriétaire avec lequel elle s’était liée d’amitié quelques mois plus tôt ? Que la librairie ne soit jamais revendue et qu’Eva y conserve un exemplaire d’un vieux roman russe et un tableau représentant une jeune femme, penchée sur un carnet aux pieds d’un acacia majestueux. Bientôt, Eva se prend à imaginer la vie de la jeune femme du tableau, Polina Ivanovna Lubiova, une jeune aristocrate russe, pleine de rêves et d’idéaux au coeur de l’hiver 1916. Mais très vite, fiction et réalité semblent de mêler et Eva est réveillée par des rêves de plus en plus étranges… et si le seul moyen de démêler les fils était de se rendre en Russie, sur les traces de Polina, pour comprendre le lien étrange qui l’unit à cette jeune femme qu’elle pensait pourtant tirée de son imagination ?

Avis

Le Bruit des pages est un roman dans lequel Eve hérite de la librairie d’un vieil ami, où elle emménage. Elle y découvre un mystérieux tableau et, saisie par l’inspiration, décide de se lancer dans la rédaction du journal intime de la jeune fille qu’il représente. De l’imagination à la réalité, il semblerait n’y avoir qu’un pas…

C’est la deuxième fois que je lis une œuvre ayant remporté le Prix du Livre Romantique (après La vallée des oranges, de Béatrice Courtot), et le moins que je puisse dire, c’est qu’en ce qui me concerne, ce n’est malheureusement pas une valeur sûre, étant donné que je n’ai accroché ni à l’un ni à l’autre.

En l’occurrence, j’ai trouvé que ce livre en faisait à la fois trop et pas assez. Trop de références, pour commencer. À tous les grands auteurs russes (et pas que), les compositeurs… Le tout généreusement assaisonné de bon nombre d’extraits et de citations qui alourdissent considérablement l’histoire à mon goût.

Pour la même raison, je n’ai pas adhéré au personnage de Sacha. Bien que ses discours soient intéressants et louables dans le fond, la forme m’a ennuyée. Trop de philosophie, de remarques sibyllines… De ce fait, autant dire que je n’ai pas été spécialement transportée par la romance non plus.

C’est d’ailleurs là où, en revanche, j’ai trouvé que l’auteur n’en faisait pas assez. L’intrigue, une fois les références mises de côté, est assez pauvre. On voit venir les (rares) rebondissements à l’avance, et dans l’éventualité où cela ne suffirait pas, la fin du livre nous est révélée par Raspoutine en personne…

Pour être honnête, j’ai été jusqu’à lire certaines pages en diagonale, parce que j’avais l’impression de ne pas avancer. La seule motivation que j’avais, c’était de découvrir la Révolution russe sous la plume de l’auteur, mais finalement, elle est bien plus évoquée que traitée à proprement parler (je sais, c’est une œuvre romantique, pas historique, mais la passionnée d’Histoire que je suis n’a pas pu s’empêcher de nourrir cet espoir).

Je recommande ce roman si vous souhaitez vous imprégner de la culture russe (je ne peux que louer celle de l’auteur à ce sujet), mais pour le reste, il ne m’aura hélas pas convaincue. Le scénario ne m’a pas captivée, et je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Ils plairont mieux à d’autres, je suppose.

Note : 2.5 / 5

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