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La séparation – Dinah Jefferies

Résumé

Malaisie, 1953. Après 3 semaines d’absence, Lydia rentre chez elle, impatiente. Mais la maison est vide. La jeune femme panique avant d’apprendre que son mari a été muté dans une autre région. En réalité, il a décidé de retourner en secret en Angleterre en emmenant leurs filles. Pourquoi une telle décision, aussi cruelle que radicale? Alors que Lydia s’apprête à entamer un périlleux voyage à travers le pays en guerre, c’est un long chemin vers la vérité qui l’attend…

Avis

La séparation raconte l’histoire de Lydia, une mère dont les deux filles ont disparu et qui se lance à leur recherche à travers la Malaisie en guerre. Elles ont en réalité été enlevées par leur père, Alec, qui les a conduites en Angleterre et tente de les convaincre que leur mère les a abandonnées.

Ce roman s’annonçait prometteur, notamment parce qu’il me plaît toujours de découvrir un nouveau pays et de nouveaux évènements historiques, mais hélas, il n’aura pas été la hauteur de mes attentes.

Déjà, je trouve le résumé très trompeur. Je m’attendais à ce que Lydia passe une grande partie du livre à rechercher activement ses filles, mais la vérité, c’est qu’elle les croit mortes pendant le plus gros de l’histoire, et l’enfant qu’elle recherche finalement le plus n’est même pas le sien. De même, Jack ne sert strictement à rien, à part à être l’amant de Lydia. Il n’a pas vraiment de personnalité, aucun charisme, et sa place dans l’œuvre est négligeable.

Quant au contexte historique, j’aurais aimé qu’il soit plus développé. Entre les Japonais, les Malais, les Anglais et les terroristes communistes Chinois, je ne suis même pas sûre d’avoir compris qui affrontait qui. Certes, c’est un roman, pas une encyclopédie, mais des précisions auraient été les bienvenues pour mieux cerner le contexte.

En fait, je crois que le manque de clarté est un problème inhérent à la plume de l’auteur, avec laquelle j’ai eu énormément de mal. Pas que l’écriture soit mauvaise, mais à maintes reprises, j’ai dû revenir en arrière, parce que j’avais l’impression d’avoir manqué des paragraphes et je me sentais déboussolée.

De plus, il y a trop de sujets qui sont abordés dans ce livre, ce qui ne laisse pas assez de place à chacun pour leur permettre un développement correct. Car, en réalité, il ne s’agit pas que du récit de Lydia, mais aussi celui de sa fille Emma, qui subit ses propres malheurs en Angleterre.

Paradoxalement, j’ai trouvé le roman assez long. Dès le début, on se doute que Lydia va finir par découvrir la vérité, ou Emma se lancer à la recherche de sa mère, pourtant ces retrouvailles sont sans cesse repoussées par des éléments divers.

Le dénouement ne se met véritablement en place que dans les derniers chapitres, de manière très expéditive et en dédaignant la plupart des personnages. Tout le monde semble avoir oublié cette pauvre Granny dans sa maison de retraite, Veronica subit une désillusion de trop sans que quiconque ne s’en préoccupe, il n’y a pas de rencontre directe entre Lydia et la « bienfaitrice » d’Emma, pas non plus d’explication sur les agissements d’Alex (si ce n’est qu’il pensait, à tort, Lydia partie avec Jack)…

En somme, une très grosse déception, la faute à un résumé trompeur, une intrigue pas particulièrement bien ficelée et une conclusion qui ne conclut quasiment rien. J’ai un autre livre de Dinah Jefferies dans ma PAL, mais je risque d’attendre un moment avant de l’en sortir, tellement cette lecture m’a refroidie.

Note : 2 / 5

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