La Guerre des Mondes – H.G Wells

Résumé

Un jour de 1894, un météore s’abat près de Londres, bientôt suivi de nombreux autres. Des cratères calcinés qu’ils ont creusés dans le sol émergent alors d’énormes tripodes de métal, terrifiants engins de guerre venus de Mars pour envahir la Terre ! Face à leur rayon mortel, les armes terrestres s’avèrent dérisoires et les survivants ne peuvent que fuir à travers les ruines fumantes des villes et les campagnes ravagées pour tenter d’échapper à une mort qui semble inéluctable…

Avis

La guerre des mondes est un roman de science-fiction, le premier de son genre, écrit à la toute fin du XIXème siècle. L’auteur, H.G. Wells, raconte à travers l’œil de son protagoniste une invasion martienne fictive qui aurait eu lieu en Angleterre.

Je dois avouer qu’à la vue du titre, je m’attendais à lire un roman d’action, or pas du tout, il n’y en a que très peu. Quant à la guerre, elle est plutôt brève, puisqu’il apparaît assez vite que les forces terriennes sont quasiment impuissantes face à la technologie martienne.
Pour être franche, j’irais jusqu’à dire qu’il ne se passe en fin de compte vraiment pas grand-chose, dans ce livre. Je ne vais pas le résumer afin de ne pas spoiler, mais je pense qu’il ne faudrait pas plus d’une demi-douzaine de lignes pour relater son contenu sans rien omettre d’important.

On suit presque d’un bout à l’autre le protagoniste, qui n’est à aucun moment nommé dans le livre. Je trouve cela plutôt pertinent, étant donné qu’il est toujours spectateur, mais jamais acteur ; en revanche, je n’ai pas compris l’intérêt des chapitres relatant les mésaventures de son frère, tout aussi anonyme que lui, hormis pour ajouter des scènes de fuite et de panique alors qu’il y en a suffisamment ainsi. Après la nonchalance (agaçante de surcroît) des Terriens dans un premier temps, on assiste essentiellement à une longue et interminable retraite.

J’ai l’impression que, dans l’ensemble, ce roman manque de structuration, dans tous les sens du terme. Le protagoniste se met d’abord en tête d’aller chercher sa femme, mais ne semble plus y penser par la suite, du moins avant la fin. Idem pour son frère : on ne sait pas ce qu’il advient de lui, pas plus que des deux femmes qu’il a aidées, ce qui renforce mes interrogations quant à la pertinence des scènes dont il est au centre. Tout cela rend les personnages secondaires oubliables, et le narrateur absolument pas attachant.

Il me faut néanmoins concéder à ce roman son incroyable capacité d’anticipation. J’ai d’ailleurs dû vérifier la date à laquelle il a été écrit, car je la pensais plus contemporaine que cela. Les cylindres évoquent les fusées, et la technologie martienne est assez avancée pour pouvoir être comparée à celle que la Terre a acquise au cours des décennies suivantes.

Quant à la fin… Je ne sais qu’en penser. D’un côté, elle est audacieuse et assez crédible, de l’autre, j’ai trouvé cela quand même beaucoup trop facile. J’ai néanmoins été soulagée de la voir arriver, car dans l’ensemble, je n’ai pas particulièrement apprécié ce roman. Ou plutôt, je l’ai trouvé trop long pour ce qu’il contient véritablement.

Note : 2.5 / 5

Le Massacre de l’humanité – Stephen Baxter

Résumé

Treize ans après, le monde guette encore le ciel mais se rassure : on a su contrer la menace martienne. Nul ne s’inquiète donc des nouveaux lancements détectés sur la planète rouge. Sauf Walter Jenkins, le narrateur du livre de H.G. Wells. Il est convaincu que les Martiens ont adapté leur stratégie après leur défaite…

Avis

Dans Le Massacre de l’humanité, Stephen Baxter offre une suite au célèbre roman de H.G. Wells, La Guerre des Mondes. Treize ans après la Première Guerre, les Martiens sont de retour. Ils se sont renforcés et ont revu leur stratégie, bien décidés cette fois-ci à vaincre les Terriens.

Le livre commençait plutôt bien. Je n’ai pas particulièrement apprécié l’œuvre originale, et j’ai souri en voyant Stephen Baxter évoquer dans son texte tous les points négatifs que je soulignais (les personnages secondaires négligés, le protagoniste qui semble oublier régulièrement son objectif…)

De ce fait, je pensais mieux l’apprécier, mais c’est sans compter les propres défauts du Massacre de l’humanité qui ont commencé à se manifester au fil des chapitres.

Déjà, je n’ai pas vraiment reconnu en Walter Jenkins le narrateur de La Guerre des Mondes, mais comme j’avais trouvé son personnage assez creux, cela ne m’a pas trop dérangée. En revanche, j’ai vite pris Julie en grippe à cause d’un petit élément tout bête, mais qui m’a contrariée d’un bout à l’autre du livre.

Julie est journaliste. Je ne suis pas experte dans cette profession, mais je suppose que la pratique de ce métier implique a minima une certaine curiosité, une volonté de poser les bonnes questions, et surtout une grande soif de connaissances. Or, quand les Joviens (habitants de Jupiter) sont évoqués pour la première fois par Walter, on l’interrompt sans creuser plus avant. Et lorsqu’il les mentionne pour la seconde fois, en tête à tête avec Julie, sa réponse est « Je ne m’intéressais pas aux Joviens. » (Ou quelque chose du genre.)

Sérieusement ? On se doute bien qu’ils ne sont pas mentionnés deux fois par hasard ! On parle d’un peuple plus avancé et plus puissant que Mars, mais personne ne se pose de questions à son sujet ? Au moins du style « Si on survit aux Martiens, comment être sûrs que nous n’aurons pas affaire aux Joviens dans la foulée ? » Eh bien non, tout le monde s’en moque, jusqu’à ce que, par miracle, on se souvienne d’eux.

J’étais partagée sur la fin de La Guerre des Mondes, parce que je trouvais que l’invasion se concluait par un deus ex machina facile, mais crédible. Ici, il est juste facile. Crédible, beaucoup moins, essentiellement parce que c’est quelque chose qu’on sent venir dès le début, mais il faut attendre longtemps avant que cela traverse l’esprit de la protagoniste. C’est à se demander combien de morts ils auraient pu éviter en prenant la peine de réfléchir avant.

Et en parlant de longueurs, il y en a beaucoup pour en arriver là. L’aspect militaire ravira peut-être ceux qui l’apprécient, mais ce n’est pas mon cas, et cela m’a vite ennuyée, tout comme l’énumération fréquente de certains lieux de Londres. Quant on ne connaît pas la ville, difficile de s’y retrouver. Le pire reste néanmoins les attaques simultanées aux quatre coins du globe, auxquelles l’auteur consacre des dizaines de pages à la pertinence très discutable.

Qui plus est, le roman souffre également d’un gros manque de suspens. La plupart des évènements sont annoncées par la narratrice elle-même (que ce soit la mort ou la survie des autres personnages), et cela n’aide pas à rendre la lecture addictive, puisque l’on sait déjà à quoi s’en tenir.

Quant à la conclusion… Eh bien, je trouve qu’elle ne conclut pas grand-chose. Même si les Joviens jouent leur rôle, on est dans le flou total les concernant, et du côté des Martiens, eh bien, c’est un peu pareil. Bon nombre de questions restent en suspens, auxquelles j’aurais préféré que l’auteur réponde au lieu de s’éparpiller et de s’attarder sur des points qui m’ont paru de moindre intérêt.

Au final, cette suite ne m’a pas plus séduite que La Guerre des Mondes, mais pas pour les mêmes raisons. Là où je trouvais l’œuvre d’origine assez vide, c’est plutôt l’inverse ici. Stephen Baxter a eu de bonnes idées, mais n’a malheureusement pas assez développé les plus pertinentes à mes yeux.

Note : 2 / 5

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :