Cesare T.9 – Fuyumi Soryo

Résumé

Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ? Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci… Fuyumi Soryo lève le voile sur le destin hors du commun de l’énigmatique Cesare Borgia dans un manga d’une richesse historique rare, tout simplement passionnant.

Avis

L’Italie vacille au gré des alliances qui se font et se défont dans ce neuvième tome de Cesare. Naples, réconcilié avec la curie, tourne le dos à ses anciens alliés, Florence et Milan. Giuliano Della Rovere a avancé son dernier pion, et non le moindre, mais les Borgia comme les Médicis n’ont pas l’intention de s’incliner aussi aisément.

Quel excellent tome, probablement le meilleur pour l’instant ! Si, au cours des deux précédents, plusieurs personnages étaient un peu laissés de côté, ils ont tous droit à une petite mise en avant, cette fois-ci. Cela permet d’ailleurs de constater à quel point ils ont évolué depuis le début de l’histoire.

Angelo, quoique toujours dans ses petits souliers face à Cesare ou son Excellence, commence à gagner en assurance. La façon dont il prend un jeune garçon sous son aile, ainsi que son allure et son attitude face à lui, m’ont évoqué la manière dont Miguel et Cesare se sont eux-mêmes comportés avec lui, dans un premier temps.

Fini également le Giovanni hautain et égoïste des débuts. Il est devenu un jeune homme touchant, qui se remet en question après la succession d’évènements tragiques qui ont gravité autour de lui. J’ai l’impression que les rôles vont un peu s’inverser entre Angelo et lui, désormais, et j’ai hâte de voir ce que leur collaboration va donner.

L’émotion est au rendez-vous, notamment lors de la rencontre entre Miguel et le grand-père d’Angelo, mais la politique occupe elle aussi une place importante dans ce tome, puisque toutes les grandes figures de l’époque ou presque sont mentionnées (Caterina, Ludovico et Ascanio Sforza, le roi Ferrante et son fils, Giuliano Della Rovere, les Médicis, la curie romaine…)

Les dés sont désormais jetés, et ce n’est plus qu’une question de temps avant le conclave. Comme le souligne la mangaka, l’année 1492 promet d’être riche en évènements, et il me tarde de la découvrir à travers son œuvre, qui est et demeure pour moi un énorme coup de cœur.

Note : 5 / 5

Coup de ♥

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