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Le garçon qui parlait aux dauphins – Ginny Rorby

Résumé

Voici l’histoire d’une amitié qui transcende la maladie et abolit les barrières entre homme et animal, mais aussi entre les membres d’une même famille. Un livre qui s’intéresse au handicap de l’enfant sujet au cœur de la société moderne sur un ton juste, à travers une histoire émouvante. Le garçon qui parlait aux dauphins est un magnifique roman, une histoire d’une maturité douloureuse et prématurée. À travers un récit touchant et entraînant, il pose des questions essentielles : est-il possible de surmonter un handicap et se relier à nouveau au monde, est-ce qu’une amitié entre un homme et un animal est vraiment possible, sans entraîner la perte de liberté ?

Avis

Le garçon qui parlait aux dauphins est une histoire narrée du point de vue de Lily, une jeune fille qui a perdu son père, sa mère, et qui doit désormais, avec son beau-père, prendre soin de son demi-frère Adam, autiste. Ce n’est pas simple pour elle, qui aspire parfois à une vie plus calme, mais la rencontre avec une dauphine malade, Nori, va bouleverser leur vie.

Ce roman est très doux et très touchant. Dans un premier temps, les personnages peuvent paraître assez égoïstes, mais après tout, qui pourrait prétendre mieux réagir, à leur place ? Même si Lily aime son petit frère, elle voudrait aussi de temps en temps nouer des relations amicales, profiter de ses week-ends… Bref, avoir une vie qui ne gravite pas exclusivement autour de son cadet.

Il en va de même pour Dan, qui m’a d’abord fait l’effet d’un homme froid, distant et indifférent à l’égard de tout ce qui ne concerne pas son fils, mais qui se révèle surtout être un homme blessé qui ne sait pas vraiment quoi faire pour bien faire, et qui s’y prend souvent mal, plus ou moins malgré lui.

En plus de l’autisme, ce roman aborde également le thème de la captivité animale, en particulier celle des dauphins, puisqu’ils sont au cœur de ce roman. On découvre l’envers du décor des spectacles aquatiques et du dressage de ces créatures, que l’auteur tend à dénoncer.

Le livre n’est toutefois pas parfait et possède quelques faiblesses. Déjà, les personnages de Lily et de Zoé m’ont paru beaucoup trop matures pour leur âge. Elles n’ont que douze ans, pourtant leur attitude et leurs actes tendent à leur donner quelques années de plus. Elles auraient été lycéennes que cela m’aurait paru un peu plus crédible.

Il y a également des facilités scénaristiques (la conversation qui survient pile au bon moment au restaurant, entre autres) et des passages trop rapides. J’ai parfois eu l’impression d’avoir sauté une ligne ou deux, ce qui m’incitait à revenir en arrière pour m’assurer que ce n’était pas le cas.

Cela reste malgré tout une bonne histoire, très pédagogique, qui réussit à sensibiliser son lecteur aux difficultés liées à l’autisme, pour la personne qui en est atteinte autant pour que son entourage, et à la cause animale. Une lecture que je recommande à ceux qui s’intéressent à ces deux thèmes.

Note : 4 / 5

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