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Les proies – Thomas Cullinan

Résumé

En pleine guerre de Sécession, un caporal nordiste échappe à un brasier et trouve refuge dans un pensionnat pour jeunes filles confédéré. Mais l’intrusion soudaine d’un mâle vient perturber la vie des huit femmes qu’abrite encore l’institution, huit recluses pétries de valeurs puritaines et de pulsions refoulées. Objet de tous les fantasmes, le soldat va s’employer à.. les incarner avec un art consommé de la manipulation, jusqu’à une nuit où tout bascule. Huis clos psychologique au suspense diabolique, ce roman sulfureux a été porté à l’écran une première fois en 1971 par Don Siegel, avec Clint Eastwood dans le rôle principal, puis par Sofia Coppola en 2017.

Résumé

Les proies est un roman historique, qui se déroule à l’époque de la guerre de Sécession. Le caporal McBurney, un soldat Yankee blessé lors d’une bataille dans le Sud, est découvert par Amélia, une fillette qui étudie à la pension Farnsworth. C’est donc là-bas qu’elle le ramène pour le soigner, dans cette demeure uniquement habitée par des femmes.

Commençons par le commencement. Le début est très long. Trop long. Chaque chapitre est narré du point de vue de l’un des personnages. Comme la narration est interne, on oublie vite qui est en train de parler et on se sent assez perdu. Les présentations sont très répétitives, puisque chaque protagoniste évoque les autres de son point de vue. Cela permet de découvrir les relations qu’elles entretiennent entre elles, mais une introduction plus condensée aurait été la bienvenue.

Ensuite, pour ce qui est de l’atmosphère, j’ai été très déçue. Le livre étant dépeint comme un thriller en huis clos, je n’ai pas trouvé cette angoisse palpable à laquelle je m’attendais. Tout au long de la première partie, nous avons affaire au Yankee qui se remet progressivement de sa blessure, soignée par la vénérable miss Martha, et qui embobine grâce à son talent de flatteur toutes les demoiselles et dames qui l’entourent.

Les hommes subissent souvent le reproche de ne pas penser suffisamment avec leur tête, mais les femmes mises en scène dans cet ouvrage peuvent essuyer la même critique. Quelques jolis mots, quelques compliments, de belles promesses et deux trois attouchements les jettent presque toutes aux pieds du caporal McBurney. De quoi lever les yeux au ciel face à tant de crédulité !

Si encore le soldat avait été charismatique, mais ce n’est pas le cas. Il ne cesse jamais de parler, encore et encore, sans la moindre élégance. Il en fait beaucoup trop pour paraître sincère, et ses bavardages incessants m’ont paru plus agaçants qu’envoûtants.

Les seuls personnages qui s’en sortent avec quelque honneur sont les deux benjamines, Amélia et Marie, probablement parce que leur jeunesse les protège des méfaits des hormones, et Emily qui, même si elle ne réussit pas toujours à tenir sa langue, sait garder la tête froide, ainsi que Mattie.

La passivité des autres m’a exaspérée. Comment miss Martha, qui semblait être la plus sage et la plus intransigeante de toutes, a-t-elle pu tolérer que le caporal demeure sous son toit après qu’il a visité une élève pendant la nuit ? Et comment, après avoir pris conscience de son instabilité, ont-elles pu continuer à le laisser agir à sa guise, alors qu’elles étaient huit face à un homme fraîchement amputé ?

Il faut attendre la fin pour qu’Amélia, qui avait pourtant beaucoup d’estime et aucun grief contre McBurney avant les derniers chapitres, prenne la situation en mains. C’est à se demander à quoi servent toutes les autres, y compris les adultes, puisqu’il faut qu’une fillette agisse pour que le problème soit enfin résolu.

Cette conclusion m’a néanmoins beaucoup plu, sûrement parce qu’Amélia était l’un des rares personnages que j’estimais, et que son acte n’a fait que lui donner plus d’intérêt encore, d’autant que c’est un revirement de situation assez inattendu.

J’ai aussi apprécié le développement du passé de certains personnages, comme celui d’Edwina, ou encore celui de miss Martha et de la relation plus que troublante qu’elle entretenait avec son frère, mais cela ne suffit hélas pas à effacer la déception que j’ai ressentie à la lecture de ce livre.

Des personnages peu appréciables, de nombreuses longueurs, l’absence d’angoisse et d’interminables dialogues, voilà ce que je retiendrai essentiellement de ce roman. Seule sa fin imprévisible contribue à le faire passer de médiocre à moyen.

Note : 2.5 / 5

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